Les activités du projet « Balafon et mutations sociales dans l’espace sénoufo » se sont tenues du 13 au 15 juillet 2023. La cérémonie d’ouverture des travaux de ce projet qui a connu la présence de plusieurs personnalités des mondes littéraire et culturel dont le Trésor humain vivant Konomba Traoré, a eu lieu à la Maison de la culture Mgr Anselme Titiama Sanon de Bobo-Dioulasso.
C’est dans l’optique d’une meilleure connaissance des pratiques et expressions liées au balafon dans l’espace culturel sénoufo que s’est tenue une conférence publique à Bobo-Dioulasso. Pour Vincent Sedego, Secrétaire général de la commission nationale de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), cette conférence est la phase d’aboutissement d’un projet financé par l’UNESCO. Ainsi rappelle-t-il, chaque année l’UNESCO alloue des fonds pour le financement de projets structurants dans son domaine d’intervention.
C’est ainsi que le projet « Balafon et mutations sociales dans l’espace sénoufo » présenté par l’enseignant-chercheur, Dr Tionyélé Fayama s’est retrouvé parmi les 07 meilleurs projets retenus au Burkina Faso pour cette session 2022-2023.
Ce qui selon Vincent Sedego, honore toutes les communautés qui pratiquent le balafon comme expressions culturelles. « Le balafon et ses expressions figurent sur la liste représentative de l’UNESCO depuis 2012, proposés conjointement par le Burkina Faso, le Mali et la Côte d’Ivoire. Ce qui dénote de l’importance que les communautés ont pour cet instrument. Alors dans ce cadre, l’UNESCO dans son rôle régalien a dans le cadre de son programme de participation de la session 2022-2023, reçu plusieurs projets dont seulement 07 projets ont été retenus. Parmi ces projets, on retrouve ‘’Balafon et mutations sociales dans l’espace sénoufo’’ », a indiqué le Secrétaire général de la commission nationale de l’UNESCO.

Pour l’enseignant -chercheur, Dr Tioniélé Fayama, porteur du projet, il justifie le choix de cette thématique par son histoire personnelle. Issu d’une famille balafoniste, le Socio-anthropologue affirme avoir entrepris depuis 2009 des études dans le but de comprendre tout ce qui entoure le balafon. « Il faut dire que tout cas de recherche a une histoire personnelle avec celui qui l’entreprend. Je suis moi-même issu d’une famille balafoniste. J’ai entamé depuis 2009 cette recherche sinieuse pour tenter de comprendre tout ce qui entoure ce balafon dans toutes ses dimensions », le promoteur a-t-il justifié le choix de sa thématique. « Je voudrais accompagner la jeunesse à comprendre ce que cet instrument couvre comme valeurs sociales et culturelles »
Trois jours durant, les participants notamment des étudiants, élèves, enseignants-chercheurs et chercheurs ont été édifiés avec plusieurs communications. Parmi lesquelles celle du Trésor humain-vivant, Konomba Traoré qui a consisté à présenter le balafon à travers ses origines et ses fonctions. « Ma communication a consisté à faire connaître le balafon. D’abord à travers ses origines, sa morphologie, ses fonctions sociales, sociologiques, économiques, mystiques, spirituelles et tant d’autres possibilités que le balafon possède », a affirmé Konomba Traoré.
Pour lui, en effet, le balafon reste l’instrument de musique le plus panafricain par excellence dont l’enseignement de ses valeurs est un enjeu capital pour la jeune génération.
Représentant le directeur régional de la culture des Hauts-Bassins, Ismaël Bationo a salué cette initiative qui, pour lui, permet de redynamiser l’industrie culturelle africaine de par la pratique du balafon qui est « un instrument de musique complet »
Diakalia SIRI, collaborateur/Ouest Info




