Ardji Danse Compagnie a animé une conférence de presse dans la soirée du lundi 24 juillet 2023. Objectif, annoncer les couleurs de la 4ème édition des ateliers d’initiation ‘’Kienta’’ qui vise la promotion de la culture à travers l’initiation des enfants aux valeurs ancestrales locales. Le projet se déroule du 17 juillet au 03 septembre 2023 à Bobo-Dioulasso et concerne les enfants de moins de 20 ans.
« Bobo avant avant », c’est le thème de la 4ème édition du projet d’ateliers de danse et d’initiation culturelle initié par Ardji Danse Compagnie. C’est au cours d’une conférence de presse que le promoteur Djibril Ouattara par ailleurs directeur artistique de la compagnie a fait l’annonce. Pour lui, il s’agit d’une initiative pour permettre aux enfants de se familiariser avec la culture locale afin d’en être des relais pour le futur d’où le nom Kienta qui veut dire « prends ton héritage ».
Selon le principal conférencier, la 4ème édition du projet va s’intéresser à l’historique des places publiques mythiques de Bobo-Dioulasso telles que la place du paysan, la place Wara Wara, la place Tiéfo Amoro… Chose qui permettra selon lui de mieux apprécier le sacrifice des devanciers mais aussi de consacrer une valeur plus profonde à ces espaces publics.
Comme les éditions précédentes, le déroulé de cette 4ème édition se fera en trois (03) étapes. Il s’agit du Fôtouman (le moment de dire ou de raconter) qui consistera à visiter des sites touristiques.
Des immersions à l’issue desquelles on aura l’étape suivante qui est le Kètouman (le moment de faire ou de pratiquer). Cette étape est la phase de capitalisation des expériences vécues lors des visites touristiques et des rencontres avec des personnes ressources. L’apothéose du projet est le Flètouman (le moment de visionner) qui consiste à la diffusion des résultats des deux premières étapes.
Pour Djibril Ouattara, l’objectif de l’initiative est d’aboutir un jour à un appel à projets de prestation pour les enfants du Burkina Faso et de toute l’Afrique. Djibril Ouattara est convaincu que cette manière de faire permettra aux africains de mieux se ressourcer. « J’estime qu’en s’inspirant de l’histoire, on peut trouver des solutions à certains de nos problèmes actuels. Si nous prenons par exemple la lutte actuelle des burkinabè contre l’insécurité, elle est similaire à la lutte contre la colonisation au Burkina qu’on a appelé Bani Volta. C’est sûr que si nous nous inspirons de cette histoire de lutte, nous pourrions trouver ne serait-ce qu’en partie une solution à la situation actuelle. Mais encore faut-il connaitre cette histoire pour pouvoir s’en inspirer », fait savoir Djibril Ouattara.
Du reste, ce dernier invite les garants de la tradition et les autorités en charge de la promotion de la culture burkinabè à soutenir des initiatives comme le projet d’initiation des enfants à la culture locale qui n’est toujours pas enseigné à l’école.
Pour la participation à ce projet, il n’y a pas de condition particulière selon l’initiateur qui souligne qu’il faut juste être un enfant de moins de 20 et intéressé par l’apprentissage du savoir traditionnel local.
Abdoulaye Tiénon/Ouest Info




