La période de sensibilisation sur le port obligatoire du casque est désormais terminée. Ce jeudi 1er octobre 2026, le ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de Police Mahamadou Sana, a effectué une sortie de contrôle à Bobo-Dioulasso, marquant l’entrée en vigueur de la phase de répression.
Sur le terrain, le ministre est allé à la rencontre des usagers de la route et a assisté à la verbalisation de plusieurs conducteurs en infraction. Il a rappelé que les campagnes de sensibilisation, les communiqués et les mesures de refoulement n’ont pas permis de mettre fin au non-respect de cette obligation.
« Il n’y a plus de sensibilisation. À Bana », a-t-il lancé, soulignant la nécessité de passer désormais à la répression. Pour Mahamadou Sana, le port du casque constitue avant tout une mesure de protection des vies humaines. « Nous avons prêté serment de protéger vos vies, non seulement sur les théâtres des opérations, mais aussi sur nos routes », a-t-il déclaré.
Le ministre a également évoqué les conséquences dramatiques des accidents de la circulation. Selon les statistiques citées lors de la sortie, plus de 70 % des décès liés aux accidents de la route seraient dus à des traumatismes crâniens. Le port du casque peut ainsi réduire le risque de blessures graves à la tête.
S’adressant particulièrement aux jeunes, nombreux parmi les conducteurs de motocyclettes interpellés, Mahamadou Sana a affiché sa fermeté : « Vous êtes l’avenir de ce pays. S’il faut sévir pour protéger vos vies, nous le ferons. »
Les contrevenants devront présenter leur casque
Le ministre a expliqué que les contrôles seront désormais plus stricts. Les conducteurs pris en défaut seront verbalisés et devront présenter leur casque avant de pouvoir reprendre leur engin.
Une attention particulière sera accordée aux personnes qui disposent d’un casque mais choisissent de ne pas le porter. Pour le ministre, cette attitude constitue une défiance manifeste vis-à-vis de l’autorité de l’État. « C’est une circonstance gravissime. Vous avez décidé de défier totalement l’autorité de l’État », a-t-il déploré.
Selon les consignes données aux forces chargées du contrôle, les conducteurs concernés pourront voir leur engin immobilisé et être conduits à la brigade Laabal pour participer à des travaux d’intérêt commun.
Mahamadou Sana a justifié sa présence à Bobo-Dioulasso par la nécessité de renforcer le respect du port du casque dans la ville. Il a indiqué que le taux observé à Ouagadougou serait d’environ 99 %, contre près de 95 % à Bobo-Dioulasso, selon les informations dont il disposait.
Adopté depuis le 30 mars 1978, le décret rendant obligatoire le port du casque n’est donc plus seulement l’objet de campagnes de sensibilisation. Au Burkina, les autorités annoncent désormais une application stricte de la mesure.
Ouest Info




