Le Centre africain de droit et d’administration (CADA) a procédé, dans la matinée du samedi 1er août 2026, à la cérémonie officielle de présentation de sa clinique juridique ainsi que de son siège, situé au secteur 21 de Bobo-Dioulasso, à proximité du marché de fruits et légumes. Cette initiative vise à rapprocher le droit, la loi et la justice des populations en leur offrant un cadre d’écoute, d’orientation et de conseil juridique.
Bobo-Dioulasso dispose désormais d’une clinique juridique. Cette nouvelle structure se veut un espace d’écoute, de conseil, d’orientation et de formation destiné à accompagner les citoyens dans la compréhension de leurs droits et de leurs démarches judiciaires.
Une initiative portée par le CADA
Prenant la parole au cours de la cérémonie, le directeur exécutif du CADA, Dr Diassibo Thomas Yonli, a expliqué que la création de cette clinique est née du constat que de nombreuses personnes méconnaissent leurs droits, rencontrent des difficultés d’accès à la justice ou peinent à comprendre les textes juridiques. « Nous sommes partis de cette ignorance du droit, des difficultés d’accessibilité à la justice et de l’intelligibilité même de la loi pour apporter notre contribution à la lutte contre l’ignorance juridique, judiciaire et même de la justice », a-t-il déclaré.

Selon lui, les consultations juridiques sont, dans leur principe, gratuites. Toutefois, des contributions pourront être sollicitées afin d’assurer la pérennité du fonctionnement de la structure.
Le directeur exécutif a par ailleurs invité les agents du CADA ainsi que les étudiants à faire preuve de rigueur, de discipline et de professionnalisme, tout en respectant scrupuleusement la confidentialité des informations confiées par les usagers.
Une initiative saluée
Président de la cérémonie, Mountamou Kani, directeur de publication de L’Express du Faso, a salué une initiative qui contribue à rapprocher davantage la justice des citoyens. « En ouvrant une clinique juridique, le Centre africain de droit et d’administration rapproche le droit, la justice et le conseil des populations. Cette clinique permettra à toute personne d’exposer son problème et d’obtenir des conseils ou une orientation. Très souvent, les citoyens ne savent pas à qui s’adresser lorsqu’ils rencontrent un problème juridique », a-t-il affirmé.

Selon lui, cette clinique constitue également un véritable cadre de formation pour les étudiants en droit, qui pourront mettre en pratique les enseignements reçus dans les amphithéâtres à travers des situations concrètes.
Assita Ouattara, membre du CADA, a souligné que, dans le contexte actuel de la Révolution progressiste populaire, il est essentiel de rendre le droit accessible à tous grâce à des actions de formation et de sensibilisation. Elle a invité les populations à s’approprier cette clinique juridique et à recourir à ses services chaque fois que nécessaire.
Le port du casque s’invite à la cérémonie

En marge de cette cérémonie, le CADA a organisé une séance de sensibilisation sur le port du casque, animée par le directeur général de la Police municipale, Seydou Coulibaly.
Cette communication vise à rappeler aux usagers de la route l’importance du respect des règles de sécurité routière afin de réduire les accidents de la circulation.




