Le processus de mise en place des organes du conseil national consultatif de la jeunesse du Burkina Faso (CNCJ.BF) est en marche dans la région du Guiriko. Dans une tribune intitulée « Préserver l’intégrité de notre révolution et l’avenir de notre jeunesse », Judicael Traoré, responsable d’entreprises et consultant-formateur en entrepreneuriat, exprime des inquiétudes face au retour présumé de pratiques telles que le clientélisme, le favoritisme et les conflits d’intérêts. Lisez plutôt!
TRIBUNE CITOYENNE : « Préserver l’intégrité de notre révolution et l’avenir de notre jeunesse »
Le Burkina Faso vit une étape décisive de son histoire. Sous l’impulsion de la dynamique de la Révolution Progressiste Populaire (RPP) et du camarade Président du Faso, notre peuple nourrit de légitimes espoirs de voir émerger une gouvernance vertueuse, des institutions crédibles et une société ancrée dans le mérite et l’intérêt général.
Cette ambition collective ne se concrétisera toutefois qu’à condition que les principes de la Refondation irriguent nos réalités locales. C’est sur le terrain que se joue la crédibilité du changement attendu par les Burkinabè.
À Bobo-Dioulasso et dans la région du Guiriko, pour avoir investi corps et âme depuis plus d’une décennie dans l’entrepreneuriat, la formation et l’insertion des jeunes, je sais que l’avenir de notre pays ne se construit pas sur des slogans creux, mais sur l’effort réel et la compétence.
C’est précisément pourquoi les évolutions observées autour de la structuration des organisations de jeunesse, notamment la mise en place du nouveau bureau du Conseil National Consultatif de la Jeunesse (CNCJ), provoquent de vives et légitimes inquiétudes.
On ne peut prétendre bâtir le renouveau en recyclant les méthodes et les acteurs mêmes qui ont conduit les structures précédentes à l’échec et à la dissolution.
Ces interrogations ne relèvent pas de la polémique stérile. Elles traduisent une exigence citoyenne face à la résurgence de vieux réflexes : clientélisme, favoritisme, conflits d’intérêts et captation des espaces de représentation par des logiques de chapelle.
Soutenir sincèrement la vision du Chef de l’État exige de la droiture, du courage et un engagement désintéressé. La jeunesse burkinabè mérite des instances qui inspirent confiance et garantissent l’égalité des chances.
C’est pourquoi il est impératif que les autorités et les parties prenantes accordent une attention rigoureuse à ces exigences fondamentales :
- Garantir la totale transparence des processus de désignation et de fonctionnement ;
- Promouvoir le mérite, la compétence et les résultats tangibles ;
- Assurer un véritable renouvellement générationnel en rompant avec les pratiques d’un autre âge ;
- Prévenir implacablement toute situation de conflit d’intérêts.
La critique constructive n’est point un frein à la Révolution ; elle en est le garde-fou le plus sûr. Préserver les acquis de la Refondation, c’est refuser de baisser les yeux face aux dérives locales.
Restons vigilants et intransigeants : l’avenir de notre jeunesse et l’intérêt supérieur de la Nation ne sauraient être sacrifiés sur l’autel des ambitions personnelles.
Judicael M. N. TRAORÉ
Responsable d’entreprises, gestionnaire de projets et consultant-formateur en entrepreneuriat




