La commune de Bobo-Dioulasso a officiellement acté son retrait de l’Association internationale des maires francophones (AIMF). La décision a été entérinée au cours de la première session extraordinaire de la Délégation spéciale communale, ouverte ce mercredi 28 janvier 2026.
Cette décision s’inscrit dans la dynamique nationale consécutive au retrait officiel du Burkina Faso de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), aux côtés du Mali et du Niger, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Une décision conforme aux orientations nationales
Selon les autorités communales, il s’agissait avant tout d’un acte de cohérence politique et institutionnelle. « Notre pays s’est retiré officiellement de l’Organisation internationale de la Francophonie. Il allait de soi que, de façon subséquente, les entités territoriales qui appartiennent au Burkina Faso actent aussi le retrait des organisations filles de l’OIF », a expliqué Laurent K. Kontogom.
Il a ajouté que le retrait de Bobo-Dioulasso de l’AIMF a été acté de manière solennelle, en conformité avec les nouvelles orientations nationales en matière de coopération internationale.
Un contexte sous-régional déterminant
Le retrait de la commune intervient dans un contexte régional particulier, marqué par la sortie du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l’OIF en mars 2025.
Depuis lors, plusieurs structures étatiques et territoriales s’emploient à réajuster leurs partenariats internationaux, conformément à la nouvelle orientation diplomatique des pays de l’AES.
Avec cette décision, Bobo-Dioulasso devient l’une des premières grandes collectivités burkinabè à traduire concrètement, au niveau local, les choix stratégiques de l’État en matière de coopération internationale.
Abdoulaye Konkombo & Serge Palm/stagiaires




