Le ministère de la culture en collaboration avec la cellule nationale de traitement de l’information financière (CNTIF) a organisé les 01 et 03 juillet un atelier de sensibilisation au profit des acteurs du tourisme. Objectif, sensibiliser ces acteurs sur leurs rôles régaliens en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. La cérémonie d’ouverture de cet atelier, présidée par Jean Emmanuel Ouédraogo est intervenue le samedi 01 juillet 2023. C’était à Bobo-Dioulasso.
Par cet atelier, le ministère de la culture et la Cellule Nationale de Traitement de l’information Financière (CNTIF) entendent sensibiliser les acteurs du secteur du tourisme, hôteliers et restaurateurs de la ville de Sya sur leurs obligations dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
L’atelier en question marque, selon le Ministre Jean Emmanuel Ouédraogo, le début d’une série d’ateliers prévus respectivement à Bobo-Dioulasso, Koudougou et Ouagadougou.
Pour lui, ces ateliers font suite à une évaluation du Groupe Intergouvernementale d’Action Contre le Blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA). Ainsi, fait-il savoir, de cette évaluation, le Burkina Faso a été placé sous le « régime de suivi renforcé » du fait des lacunes décelées dans son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
De ce fait, ces ateliers viennent en application des recommandations formulées par le GIABA pour sortir le Burkina Faso de ce régime de suivi renforcé. Pour sortir de ce régime de suivi, « le Burkina Faso doit mettre en œuvre les recommandations formulées par le Groupe Intergouvernementale d’Action Financière, notamment la sensibilisation des assujettis des secteurs non financiers sur leurs obligations déclaratives en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme », Jean Emmanuel Ouédraogo justifie-t-il la tenue de ces ateliers de sensibilisation.
Pour la Directrice générale du tourisme, Monique Ilboudo, le secteur du tourisme est un des secteurs qui accueille le plus le phénomène de Blanchiment de capitaux au Burkina Faso. Pour elle, ces ateliers de sensibilisation viennent ainsi à point nommé. « Nous sommes dans un contexte particulier actuellement au Burkina Faso qui nécessite qu’on soit regardant sur tous les points de financement. Et quand on parle de blanchiment de capitaux, le secteur du tourisme aussi accueille ce phénomène. Il s’agit donc pour nous de voir dans quelle mesure nous pouvons lutter contre ce phénomène en lien avec le secteur du tourisme », affirme Monique Ilboudo.
Pour elle, au-delà de la concurrence déloyale qu’impose le blanchiment de capitaux, les « établissements œuvrant dans ce sens peuvent être des nids pour les bandits notamment les terroristes ».
Ces ateliers de sensibilisation sont une invite faite, selon la directrice générale du tourisme, aux acteurs du secteur du tourisme a joué leur partition afin d’endiguer le phénomène de blanchiment de capitaux.
Président de l’association patronales des hôteliers et restaurateurs des Hauts-Bassins, Benjamin Ouédraogo dit être conscient de leur rôle en tant qu’acteurs du tourisme dans la lutte contre le blanchiment de capitaux. « Nous sommes mieux outillés pour combattre ce phénomène de blanchiment à notre niveau aux sorties de cet atelier de sensibilisation. Et on apportera toute notre aide afin que le Burkina Faso puisse combattre ce phénomène », a-t-il rassuré.
Diakalia SIRI/ Collaborateur (Ouest Info)




