spot_img
spot_img
spot_img

Affaire double gestion du marché central de Bobo : « La SGEIM est la seule structure habilitée à gérer le marché » Amos Lucien Lankoandé, directeur de la SGEIM

Sur le bicéphalisme de fait qui est constaté : il s’agit plus d’une imposture et d’infractions continue de perceptions illégales de fonds publics à savoir les loyers d’emplacements au marché central et au marché de fruits et légumes.

Pour comprendre cela, il suffit de se référer aux dispositions de la loi n°011-2016/AN du 26 avril 2016 portant création, composition, attributions, fonctionnement des tribunaux administratifs et des procédures applicables devant eux.

L’alinéa 4 de l’article 12 de cette loi dispose que « Le recours contre une décision administrative n’a pas d’effet suspensif s’il n’en est autrement ordonné sur demande expresse d’une partie conformément aux dispositions du chapitre 4 de la présente loi ». Quant à l’alinéa 3 de l’article 37 de la même loi, il dispose que « L’appel ne suspend pas l’exécution de la décision administrative attaquée à moins qu’il n’en soit ordonné autrement ».

En l’état, aucune ordonnance ne suspend les effets de l’arrêté de création de la SGEIM et l’appel du jugement rendu par le tribunal administratif de Bobo-Dioulasso ne suspend non plus cet arrêté. De ce fait, la seule structure reconnue par la loi est bien la SGEIM. Quant, à l’ex-SGM qui a été transformé en SGEIM, elle n’a pas de personnalité juridique.

La SGEIM met au défi quiconque qui prétend disposer d’une décision de justice qui l’autorise à gérer ces marchés à en apporter la preuve. Seule la SGEIM assure l’entretien de ces marchés en supportant toutes les charges notamment le nettoyage, le gardiennage, la fourniture en eau et électricité des bâtiments. Il faut préciser d’ailleurs que la SGEIM a hérité d’un lourd passif de l’ex-SGM de plus d’une centaine de millions de francs CFA d’arriérés des prestataires et autres débiteurs.

S’agissant des perceptions illégales des loyers, effectivement des personnes qui se présentent régulièrement dans les marchés en tant qu’agents ou représentants de la défunte SGM induisent les commerçants en erreur et collectent auprès d’eux des loyers et des redevances d’emplacements. La SGEIM dispose d’une situation de ces montants illégalement perçus par ces personnes.

Aussi, la SGEIM a dénoncé ces agissements à qui de droit et a même porté plainte contre les intéressés devant le parquet.

Sur la question de l’anarchie, malgré le contexte difficile lié aux actions d’intoxications des commerçants sur l’illégitimité ou l’illégalité de la SGEIM à gérer le marché central, plusieurs actions ont déjà été menées à savoir le recensement des différentes installations pour planifier des actions fortes d’envergure. En attendant cela, des démolitions et des enlèvements d’installations ont été déjà faites et ces activités se poursuivent au quotidien. L’appui de la police municipale a également permis de fluidifier la circulation aux alentours du marché par des opérations de déguerpissement régulières. Toutes ces actions seront intensifiées avec un grand accent sur la sensibilisation des commerçants et des usagers de ces marchés.

En ce qui concerne, les installations électriques, l’appui de la SONABEL est plus que nécessaires pour la suspension de la fourniture en électricité des compteurs à risque.

Propos du directeur de la SGEIM, recueillis par L.Dô Snon

La rédaction
La rédaction
Ouest Info est un média en ligne basé à Bobo-Dioulasso dans la région de l’Ouest du Burkina Faso.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

spot_img

Autres Articles

Burkina/Ramadan 2026 : La solidarité au cœur d’une rupture collective de jeûne à l’arrondissement 6 de Bobo-Dioulasso

La délégation spéciale de l’arrondissement 6 de la commune de Bobo-Dioulasso a organisé une rupture collective dans l’enceinte de la mairie de la collectivité...

Burkina Faso/Deuxième région militaire : Une rupture collective de jeûne avec des veuves de orphelins de soldats tombés

La deuxième région militaire a organisé une rupture collective de jeûne au camp Ouezzin Coulibaly dans la soirée du vendredi 06 mars 2026. Objectif,...

Autres Articles