Cela fait maintenant trois (03) mois qu’à Nouna, chef-lieu de la province de la Kossi, les factures d’eau ne sont plus recouvrées. Pour cause, l’office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) y a plié bagages du fait de l’insécurité.
Depuis lors, les populations s’interrogent sur cet état de fait. « On ne relève plus les indexes. Pas de factures, donc pas de paiement de nos consommations. Nous nous demandons si l’ONEA va nous fait payer des pénalités quand elle reviendra après la crise car, tôt ou tard, ça va finir », s’interroge un habitant qui déplore aussi le silence de la société sur la question.
Et un autre de s’offusquer : « Malgré la situation, nous vivons ici. Pendant qu’on demande aux populations d’être résilientes, les services publics qui devraient les rassurer de ce qu’elles font toujours partie du Burkina Faso, plient bagages. Qu’allons-nous faire ? Imaginez un instant si les agents de santé aussi rentrent ! Qu’allons-nous devenir » ?
Cela fait en effet quelques années que la province est en proie à des violences terroristes. Cette situation n’a pas occasionné seulement la fuite de certaines populations de leurs villages. Elle a aussi contraint certains services, publics comme privés, à quitter la localité. « C’est un abandon », crient certaines populations.
Dernièrement, le nouveau haut-commissaire qui a été nommé, a pris service à Dédougou, chef-lieu de la région de la Boucle du Mouhoun dont relève la province. « Nous nous demandons comment le nouveau haut-commissaire va-t-il diriger la province », se demande un autre.
Si jusque-là les populations ont accès à l’eau potable, elles se demandent cependant dans quelle sauce elles seront mangées quand les services de l’ONEA seront de retour.
Jak




