En tournée dans la région des Hauts-Bassins depuis le 25 août 2022, le ministre du développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a échangé ce vendredi 26 août avec les opérateurs économiques de la région.
Par ces échanges, le ministre Abdoulaye Tall a voulu toucher du doigt les réalités du monde économique de la capitale économique du Burkina Faso.
Une belle occasion pour Al Hassane Siénou, président de la délégation consulaire régionale de dépeindre la réalité des affaires dans les Hauts-Bassins.
Lesquelles résultent selon lui, d’une enquête. De cette enquête, il ressort selon lui que durant ces derniers mois, trois (03) entreprises sur quatre (04) de la région des Hauts-Bassins sont frappées directement par les conséquences de l’insécurité.
Les effets de la Covid-19 ne sont pas encore dissipés à en croire les résultats de l’enquête portés à la connaissance du ministre. « Deux entreprises sur trois de la région continuent de subir les conséquences de cette pandémie » a-t-il informé le ministre.
Pendant que le secteur privé fait face à ces deux crises, la guerre Russo-Ukrainienne vient encore exacerber la situation déjà difficile des entreprises avec comme conséquences directes, les difficultés d’approvisionnement et la flambée des prix dont la plus récente est la hausse des prix des hydrocarbures.
La résilience du monde économique des Hauts-Bassins…
Mais malgré ces difficultés, le président de la délégation consulaire des Hauts-Bassins s’est permis de souligner les énormes progrès qui sont à mettre à l’actif de la région notamment en termes de création d’entreprises.
Il ressort ainsi que courant l’année 2021, la seule ville de Bobo-Dioulasso a connu la création de 1728 nouvelles entreprises soit 10% du total des entreprises nouvellement créées au Burkina Faso.
Cela traduit toute la résilience que font montre les opérateurs économiques de la région malgré les difficultés que traverse notre pays.
C’est pourquoi le président Al Hassane Siénou pense qu’il est nécessaire et urgent de soutenir ce dynamisme dans la région à travers la réhabilitation des anciennes zones industrielles suivie de leur organisation et l’aménagement de nouvelles zones industrielles.
Il apparaît aussi nécessaire l’opérationnalisation du projet « Bobo Marché de gros de l’Uemoa » et l’aménagement de la voie d’accès au port sec de Bobo en passant par le rond-point du cinquantenaire pour lesquelles le gouvernement s’était engagé.
Pour sa part, la chambre de commerce apporte déjà sa contribution à travers la réalisation d’actions structurantes telles que l’extension du port sec de Bobo-Dioulasso, l’aménagement prochain d’une zone d’activités diverses (la ZAD Bobo) sur 80 hectares en investissement d’appel et la réalisation d’un Centre de Formation Professionnelle. Le coût de l’ensemble de ces actions est estimé à plus de 35 milliards de francs CFA.
Ben Idriss




