Faso Kanu est une coopérative de femmes sise au secteur 6 de Orodara, chef-lieu de la provine du Kénédougou. Sa spécialité, la transformation et la commercialisation du manioc. Avec pour activité principale la fabrication de l’attiéké, du placali, du tapioca et bien d’autres produits faits à base du manioc, Faso Kanu est devenue aujourd’hui une grande entreprise qui emploie plus d’une cinquantaine de femmes dans la ville de Orodara.
A l’origine, c’était un petit business initié par son époux en vue de lui permettre de subvenir à ses « petits besoins ».
Mais l’activité de Orokia Konaté va attirer de nombreuses femmes qui viennent chaque fois demander à être employées. Du jour au lendemain, l’activité va grandissant.
L’idée de réunir donc les femmes en association pour créer une activité qui leur permettrait de subvenir à leurs besoins lui passe par la tête. L’association Faso Kanu qui deviendra par la suite, coopérative Faso Kanu voit donc le jour.
Equipée de deux moulins, 4 grandes presseuses, des tricycles, un appareil de vidange, une dizaine de marmites de 50kg, des tamis, Faso Kanu arrive aujourd’hui, avec ses 54 employées à produire en moyenne par jour, une tonne d’attieké.
Cette entreprise, à en croire sa première responsable, fonctionne à « merveille grâce à une bonne organisation interne » car, « chaque employée y a un rôle bien défini ». « Lorsque le manioc est commandé, il est directement transporté du champ vers l’entreprise, où il est dans un premier temps épluché et lavé avant d’être broyé au moulin pour obtenir la pâte. Une fois obtenue, la pâte est mise dans des sacs pour être pressée puis passer au tamisage », explique Orokia Konaté.
C’est après cette phase que l’on obtient selon elle, de la farine d’attiéké qui sera ensuite cuite et mise en sachet pour la consommation.
Deux grandes variétés d’Attiéké sont alors produites par l’entreprise : « Le manioc direct attiéké » et « Abodiama » qui reste la plus prisée des populations et dont la préparation est plus délicate.
Orokia Konaté ambitionne de grandir l’entreprise
En moyenne, c’est une tonne d’attieké qui est produite par jour dans cette unité. Cette quantité selon la première responsable des lieux, peut être dépassée.
Toute chose qui selon elle, passe nécessairement par le renforcement des capacités de la société. Elle souhaite de ce fait des financements pour entre autres, acquérir du matériel de production tels des séchoirs, des presseuses adéquates et modernes et surtout de grands moulins.
« Nous voulons étendre notre réseau de production à d’autres localités du Burkina. Mais les moyens font défaut. Si aujourd’hui nous avons un financement pour acquérir de nouveaux équipements, nous pouvons augmenter notre capacité de production et par ricochet, recruter encore plus de femmes » a-t-elle signifié.
Kerfala Konaté, correspondant dans le Knédougou pour Ouest Info




