Débutée le 15 juillet dernier, la cinquième édition des ateliers kienta d’initiation à la culture locale a refermé ses portes dans la soirée de ce samedi 14 septembre 2024 à Bobo-Dioulasso.
Deux (02) semaines durant, environ 50 enfants Bobo-Dioulasso et environnant ont pris part à cette cinquième édition des ateliers kienta d’initiation à la culture locale.
Théâtre, danse, slam, musique, chant, pelage, teinture acrobatie et l’histoire de Daniel Ouezzin Coulibaly et Thomas Sankara ont entre autres, constitué les ateliers enseignés aux jeunes participants.
Djibril Ouattara est le promoteur par ailleurs directeur artistique de ces ateliers. Pour lui, l’objectif recherché est d’offrir aux enfants le savoir-faire et le savoir être des traditions burkinabè. « Les ateliers kienta d’initiation à la culture locale est un projet qui permet aux enfants d’apprendre de nos traditions, de nos cultures, de connaître l’histoire africaine et Burkinabè et la vie de nos personnalités qui sont moins enseignés dans nos programmes scolaires. C’est dans ce cadre que le projet a été mis en place pour initier les enfants » fait savoir Djibril Ouattara.

Cette cinquième édition selon lui, s’est déroulée en trois (03) étapes. Il s’agit de la recherche des personnes ressources, la création des informations reçues lors de la première étape et la diffusion des informations.
Du reste, il invite les autorités en charge de la promotion de la culture Burkinabè et des bonnes volontés à soutenir le projet d’initiation des enfants à la culture locale qui n’est pas abordé dans le programme scolaire.
Au cours de cette cérémonie de clôture, les participants ont donné à vouloir à l’assistance ce dont ils ont appris durant ces deux (02) mois. Toute chose qui a réjoui ces derniers à l’image de Bema Ouattara, expert fret aérien à la retraite et ami de Thomas Sankara. « Ce que je viens de voir m’a beaucoup émerveillé. Depuis l’année dernière, j’ai découvert ce projet avec beaucoup de satisfaction. Notre payas traverse des moments difficiles. Une crise qu’on n’a jamais vu depuis l’existence de notre pays. Cela est dû au délaissement de nos valeurs, nos cultures et à l’éducation » s’est-il réjoui.
Abdoulaye Konkombo/stagiaire (Ouest Info)




