En août 2025, le Burkina Faso a enregistré 1 855 accidents de circulation, selon les données du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité (MATDS). Si le nombre de cas a légèrement reculé de 2,3 % par rapport à la même période en 2024, la gravité des accidents s’est, elle, accrue avec 1 413 blessés (+22,4 %) et 80 décès (+9,6 %).
Après Ouagadougou qui concentre 59 % des accidents, Bobo-Dioulasso occupe la deuxième place avec 10 % des cas soit, environ 186 accidents sur le mois d’août 2025.
Selon les mêmes données, les jeunes de moins de 30 ans demeurent les plus exposés aux dangers de la route car représentant plus de la moitié des victimes sur l’ensemble du pays.
Il ressort aussi des données que seulement 7 % des motocyclistes portaient des casques lors des collisions recensées. « Une négligence qui explique en partie la gravité des accidents, notamment lors des chocs entre véhicules à quatre roues et deux roues », selon le ministère.
Les causes pointées du doigt
Les comportements humains restent à l’origine de la majorité des accidents selon les informations fournies par le ministère. Ce sont l’inattention (28 %) ; l’imprudence (27 %) ; la vitesse excessive (11 %) et le non-respect des distances de sécurité (11 %).
Pour tenter d’inverser la tendance, l’Office National de la Sécurité Routière (ONASER) a conduit, au niveau national, 184 opérations de contrôle (radars, alcoolémie, patrouilles) et sensibilisé plus de 7 400 personnes dont des élèves et des leaders communautaires.
À Bobo-Dioulasso, plusieurs de ces campagnes ont ciblé les jeunes conducteurs et les usagers de deux-roues afin de promouvoir le port du casque et le respect du Code de la route, a indiqué le ministère.
Jack Koné/Ouest Info




