La Commission nationale des droits humains (CNDH), en partenariat avec le Centre de Genève pour la gouvernance du secteur de la sécurité (DCAF), a organisé, le jeudi 20 novembre 2025 à Bobo-Dioulasso, une session de sensibilisation sur le respect des droits humains en période de crise.
L’activité a réuni une cinquantaine de participants, dont des journalistes, des leaders d’organisations de la société civile (OSC) et des membres de communautés étrangères vivant au Burkina Faso.

Selon la CNDH, cette session vise à sensibiliser et à renforcer les capacités des acteurs engagés dans la promotion des droits humains, particulièrement dans le contexte sécuritaire actuel.
« Cette session s’inscrit dans la continuité des actions que nous menons depuis 2024. Elle permet d’échanger avec les défenseurs des droits humains, y compris les médias, afin d’adopter les meilleures attitudes pour promouvoir les droits humains en tenant compte de la situation de crise », a expliqué Paul Kabré, secrétaire général de la CNDH.
Il a insisté sur la nécessité de mener des actions cohérentes avec la dynamique nationale de reconquête du territoire, estimant que « la paix est une question de droits humains ».

Les échanges ont porté, entre autres, sur l’équilibre entre libertés individuelles et impératifs d’ordre public, les défis liés au respect des droits humains en période de crise, ainsi que les impacts de l’insécurité sur la vie des populations.
Pour Sadou Sidibé, conseiller national du DCAF, le respect des droits humains constitue un levier essentiel pour prévenir les représailles et poser les bases d’une paix durable. « Nous accompagnons la CNDH dans ces initiatives d’une importance capitale pour la cohésion sociale et le retour de la paix au Burkina Faso. Le DCAF œuvre pour une bonne gouvernance du secteur de la sécurité, ce qui implique l’accompagnement du Gouvernement, mais aussi des organisations engagées en faveur du vivre-ensemble », a-t-il déclaré.

Cette séance de sensibilisation s’inscrit dans le cadre du projet « Espace Civique » du DCAF, qui vise à renforcer les capacités et la résilience des OSC burkinabè pour défendre la liberté d’expression en ligne et hors ligne tout en luttant contre la désinformation et à contribuer à la cohésion sociale et le vivre-ensemble au Burkina Faso.
Leïla Korotimi Koté/Ouest Info




