Le gouvernement burkinabè a pris un communiqué interministériel instituant des mesures de facilitation pour l’approvisionnement des unités de transformation en noix brutes de cajou. L’objectif est de garantir la disponibilité de la matière première au profit des transformateurs nationaux.
Signé conjointement par les ministres en charge de l’Industrie, de l’Agriculture et de l’Économie, le communiqué précise qu’une période exclusive d’intervention est accordée à la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire au Burkina Faso (SONAGESS) sur le marché de la noix brute de cajou.
Une période d’intervention exclusive
Cette mesure couvre la période du 21 février 2026 au 1er avril 2026. Durant cet intervalle, il est formellement interdit aux exportateurs et aux commerçants grossistes d’intervenir sur le marché de la noix brute de cajou.
L’objectif est de permettre aux unités de transformation locales de s’approvisionner prioritairement, afin de renforcer la transformation sur place et de créer davantage de valeur ajoutée au niveau national.
Un quota obligatoire pour les exportateurs
À compter du 1er avril 2026, les exportateurs devront céder à la SONAGESS ou à une unité de transformation locale agréée, un quota obligatoire de 10 % de la quantité de noix brute de cajou destinée à l’exportation.
La délivrance de l’Autorisation spéciale d’exportation (ASE) sera désormais conditionnée à la présentation d’une preuve de livraison de ce quota.
Le communiqué précise que tout contrevenant s’expose à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur.
Le gouvernement appelle à la collaboration et à la compréhension de l’ensemble des acteurs de la filière anacarde ainsi que des services techniques de l’État pour la bonne application de ces mesures.
Ouest Info





