La Coordination Nationale de Lutte Contre la Fraude ( CNLF) a présenté, ce mardi 29 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso, une série de marchandises frauduleuses saisies par la Brigade d’Enquêtes et de Recherches de l’Ouest (BERO) entre août et le 15 septembre 2026. La présentation de ces prduits frauduleux s’est tenue de au siège de la BERO à Bobo-Dioulasso. C’était en présence de professionnels des médias.
Cyanure, produits éclaircissants, sachets plastiques non biodégradables et bidons d’huile contrefaite destinée à la vidange. C’est la composition de marchandises saisies par les agents de la BERO entre août et septembre 2026.
Coordonnateur national de lutte contre la fraude, Mohamadi Compaoré a précisé d’emblée que ces saisies ont été menées à l’issue de plusieurs opérations. Au cours de la période du 15 septembre 2026, les agents ont saisi 2 200 fûts de cyanure pour une valeur estimée à 214 millions de FCFA.

Quant à la date du 17 août 2026, 348 bidons de 1 323 litres d’huile contrefaite destinée à la vidange, ont également été saisis dans un magasin situé à Colma. Le 22 août 2026, 27 lots de sachets plastiques ainsi que 39 cartons de produits éclaircissants ont été saisis.
Le 23 août, une autre opération menée à Dan a permis de saisir 25 sacs de cyanure de 50 kg. La valeur de ces trois dernières saisies est estimée à 4 098 000 FCFA. Ainsi la valeur totale des saisies présentées à la presse s’élève à plus de 218 millions de F CFA.
2 200 fûts de cyanure saisis
Revenant sur les circonstances de la saisie du cyanure, le coordonnateur national de lutte contre la fraude, Mohamadi Compaoré a expliqué que les agents avaient été alertés aux environs de 21 heures au secteur 18 de Bobo-Dioulasso concernant des manœuvres frauduleuses.

Selon ses explications, un camion de 10 tonnes s’apprêtait à transporter des fûts de cyanure dissimulés sous des eaux minérales pour tromper la vigilance des agents de la BERO. « Les agents ont pu dénombrer à cet effet 2 200 fûts de cyanure », a-t-il indiqué. La valeur totale des saisies s’élève ainsi à plus de
Le coordonnateur national a précisé que 1 400 fûts avaient déjà été vendus dans des conditions illégales. Cette opération aurait généré des droits compromis de plus de 35 millions de FCFA, auxquels s’ajouterait une amende de plus de 35 millions de FCFA, soit un montant total de 71 millions de FCFA à recouvrer. « Ce produit devant être vendu aux sociétés minières légalement installées au Burkina Faso, il a été détourné au profit des intérêts égoïstes et partisans, occasionnant des conséquences irrémédiables telles que la pollution des eaux et ses effets néfastes sur la santé des populations, des animaux et de l’environnement », a-t-il déclaré.
Mohamadi Compaoré a par ailleurs indiqué que le contrevenant s’acquitterait d’une amende comprise entre 5 000 et 10 millions de FCFA, en application de la loi n°16-2017 portant organisation de la concurrence au Burkina Faso.
À l’issue de la présentation, le coordonnateur national de lutte contre la fraude a salué la vigilance des agents de la Brigade d’Enquêtes et de Recherches de l’Ouest. Il a également appelé les populations à collaborer avec les services chargés de la lutte contre la fraude car pour lui « la fraude tue l’économie ».

Du reste, au-delà du manque à gagner pour l’État, ces pratiques frauduleuses peuvent également avoir de lourdes conséquences sur la santé des populations et la protection de l’environnement.
La circulation de produits dangereux ou non conformes expose les consommateurs, les animaux et les écosystèmes à des risques importants. Pour la Coordination nationale de lutte contre la fraude, la saisie des produits de la fraude constitue ainsi un enjeu à la fois sanitaire et environnemental.
Ali Djibey ( stagiaire )/ Ouest Info




