L’Organisation non gouvernementale PROGETTOMONDO a organisé, le jeudi 23 juillet 2026 à Bobo-Dioulasso, une session du comité de pilotage du projet « Dialogue et Paix ! ». La rencontre a réuni des autorités administratives, régionales, coutumières et religieuses, ainsi que des représentants de la société civile
Lancé officiellement le 14 février 2024 pour une durée de 30 mois, le projet entre dans sa phase d’évaluation. La session du comité de pilotage avait pour objectif de permettre aux parties prenantes de s’approprier les résultats obtenus, d’évaluer le niveau de mise en œuvre des activités et de formuler des recommandations pour la pérennisation des acquis.

Mis en œuvre dans les régions du Kadiogo, du Guiriko, du Nando et du Bankui, le projet vise à prévenir l’extrémisme violent et à lutter contre la radicalisation à travers la promotion du dialogue, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.
Il est porté par PROGETTOMONDO, en partenariat avec l’ACMUR, le CERFI, SIRABA et l’Association KEOOGO, avec l’appui financier de l’Union européenne.
Quatre axes d’intervention
Le projet s’articule autour de quatre principaux axes : la promotion du dialogue inter et intracommunautaire ainsi qu’inter et intrareligieux ; le renforcement des capacités des acteurs socio-éducatifs et des organisations de la société civile ; la mise en œuvre d’une approche intersectorielle ; et l’expérimentation d’un modèle d’orientation dans quatre établissements pénitentiaires, en faveur de la réhabilitation et de la réinsertion sociale des détenus.

Selon le coordonnateur du projet, Calixte Bakoné, les résultats enregistrés sont satisfaisants. Il a également souligné l’importance du renforcement des capacités des jeunes, des femmes et des leaders communautaires afin de favoriser des mécanismes durables de dialogue et de consolider la coexistence pacifique entre les communautés.
Vers la pérennisation des acquis
Représentant le gouverneur de la région du Guiriko, le secrétaire général de la région, Souleymane Nacanabo, a présenté le comité de pilotage comme un cadre de redevabilité permettant d’apprécier les résultats obtenus, d’en tirer les leçons et d’orienter les actions futures. Il a salué l’engagement du consortium chargé de la mise en œuvre du projet ainsi que le soutien de l’Union européenne.

Pour Soumaïla Ouédraogo, vice-président du Regroupement national des Dozos du Burkina Faso, l’initiative est salutaire. Il a exprimé sa volonté de partager les connaissances acquises afin de contribuer au renforcement de la cohésion sociale au sein des communautés.
À l’issue de la rencontre, les membres du comité de pilotage devraient formuler des orientations stratégiques en vue d’assurer la pérennité des acquis du projet et de renforcer une vision commune de son état d’avancement.
Ali Djibey/Ouest Info




