Au Burkina Faso, le port du casque est obligatoire depuis le 1er septembre 2026 pour tout usager d’engins motorisés à deux ou à trois roues. À Bobo-Dioulasso, la mesure semble davantage être respectée dans la journée. Mais lorsque le soleil se couche, le constat paraît différent.
Dans les rues de la ville de Bobo-Dioulasso, le port du casque est une pratique de plus en plus partagée par les usagers d’engins à deux roues ou à tricycle du moins dans la journée.
Dans la nuit du 9 septembre 2026, une équipe de Ouest Info a sillonné quelques carrefours de la ville pour observer le respect de cette mesure. Mais la nuit semble être un moment où certains ont choisi pour circuler sans casque.
Il est 21 h 30 à la Place de la Femme de Bobo-Dioulasso. La ville est toujours en mouvement. Lumières des lampadaires, des phares des motos, des tricycles et des voitures se croisent au rythme de la circulation. Aux feux tricolores, les usagers marquent l’arrêt avant de reprendre leur chemin.
Sur les motos immobilisées au feu, certains usagers portent bien leurs casques. Certains autres sont sans casque. Ainsi, ces derniers prennent ainsi la route la tête exposée à tous les risques et dangers de la circulation. Pendant plusieurs minutes d’observation, la scène se répète. Des usagers qui circulent sans casque, malgré le caractère obligatoire de cet équipement de protection.
Quelques kilomètres plus loin, au carrefour d’AccartVille, la situation observée est similaire. Toujours pas de casques sur les têtes de certains usagers d’engins à deux roues.
Cette situation tranche avec le constat observé en journée, où le port du casque apparaît beaucoup plus visible chez les usagers des deux-roues. La nuit semble ainsi marquer un certain relâchement dans le respect de cette mesure, du moins dans les points de la ville visités au cours de cette sortie nocturne.
Depuis le 1er septembre, le casque doit pourtant accompagner les motocyclistes à toute heure, le jour comme la nuit. À Bobo-Dioulasso, le constat fait à travers la ville et au niveau des deux carrefours est en passe de convaincre plus d’un observateur qu’une fois la nuit tombée, certains usagers d’engins à deux roues foulent au pied la mesure obligatoire du port du casque. Pourtant la tête ne devient pas « incassable » la nuit.
Le non port du casque, faut-il le noter, est un comportement aux implications négativement profonde. Un accident qui touche une tête peut avoir des conséquences irréversibles selon les spécialistes de la vie. Entre décès, paralysie, troubles de l’équilibre, troubles de mémoire, les dangereuses conséquences d’un choc à la tête sont nombreuses. Une tête gravement touchée a un coût pour l’État en termes de prise en charge sanitaire ; la victime devient un « fardeau » pour sa famille en cas de paralysie et d’incapacité de travail. Une tête fracturée peut faire basculer le destin d’une famille voire une communauté si la victime est le seul et l’unique pilier.
C’est pourquoi, il n’est pas exclu que la traque aux récalcitrants à la « Tom et Jerry » annoncée par le ministre de la sécurité ait lieu une nuit à Bobo-Dioulasso.
Ali Djibey (stagiaire) / Ouest Info




