Le gouvernement burkinabè veut privilégier le dialogue dans le litige foncier qui oppose l’Université Nazi Boni (UNB) à des habitants du village de Nasso, près de Bobo-Dioulasso. Une délégation conduite par le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano, a rencontré, le mardi 4 août 2026 à Bobo-Dioulasso, les différentes parties impliquées afin d’explorer des solutions concertées.
La rencontre s’est tenue en présence de la gouverneure du Guiriko, Mariama Konaté ainsi que des membres de la commission de gestion du litige, des autorités locales, des représentants de la société civile, des propriétaires terriens et des services techniques.
Un site universitaire sous pression
Au cœur du différend se trouve un domaine d’environ 1 000 hectares destiné à l’Université Nazi Boni. Selon le président de l’UNB, Pr Hassan Bismarck Nacro, une partie importante de ce site est aujourd’hui occupée par des propriétaires terriens, des acquéreurs et des habitations spontanées, compromettant les perspectives d’extension de l’université.
Le ministre de l’Enseignement supérieur a insisté sur le caractère stratégique de l’UNB, qu’il a qualifiée de « bien national » et de fierté pour la région du Guiriko.
Il a appelé les différentes parties à faire preuve d’objectivité, de responsabilité et d’esprit de concession afin de préserver l’avenir de l’institution, appelée à accueillir prochainement des structures de formation d’envergure internationale.
Une solution concertée recherchée
Les autorités ont demandé à la commission en charge du dossier de poursuivre les investigations afin d’évaluer précisément les superficies occupées et leur valeur financière.
À l’issue des échanges, les participants ont convenu de poursuivre les discussions dans un esprit de concertation. Les membres du gouvernement se sont dits confiants quant à la possibilité d’un règlement consensuel du différend foncier qui entoure le site de l’Université Nazi Boni à Nasso.
Ouest Info
Source: DCRP/MESRI




