L’ouverture de la deuxième édition de la Semaine de la Fraternité de l’Alliance des États du Sahel (AES), en marge de la Semaine nationale de la culture, s’est tenue ce dimanche 26 avril 2026 au Village artisanal de Bobo-Dioulasso. Couplé à l’ouverture officielle du village des communautés, ce lancement marque le début d’un moment de convivialité et de fraternité entre les pays membres de l’AES et leurs voisins. La cérémonie s’est déroulée en présence d’autorités burkinabè ainsi que de délégations venues d’autres pays.
Placée sous le thème « La culture, la souveraineté et la fraternité des peuples pour bâtir l’unité et la résilience de notre espace commun », cette 2ᵉ édition de la Semaine de la Fraternité de l’AES, prévue du 26 avril au 1er mai 2026, propose panels, prestations artistiques, dégustations et tables rondes.

Elle vise, selon les autorités burkinabè, à valoriser les patrimoines culturels, structurer les industries créatives, faciliter la mobilité des artistes et renforcer la diplomatie culturelle au service de la cohésion entre les peuples de l’AES.
Une fraternité enracinée dans l’histoire
Représentant le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Karamoko Jean-Marie Traoré, a prononcé le discours d’ouverture.
Il a souligné que cette Semaine de la Fraternité de l’AES est le symbole d’une réalité ancestrale, forgée dans les mariages entre communautés, les alliances et les épreuves partagées.

Le chef de la diplomatie burkinabè a aussi mis en avant la portée symbolique et stratégique de l’événement. « Cette deuxième édition de la Semaine de la Fraternité doit être un espace de rencontre des cœurs et des esprits, un cadre de dialogue vivant entre artistes, décideurs et citoyens. Un signal puissant adressé au monde, celui d’un Sahel debout, uni, souverain et déterminé à écrire lui-même son histoire », a-t-il déclaré.
Bobo-Dioulasso, ville de fraternité et de cohésion
Pour Laurent Kontogom, président de la Délégation spéciale communale de Bobo-Dioulasso, tenir la Semaine de la Fraternité de l’AES dans la ville n’est pas un choix fortuit. « C’est un symbole qui nous réconforte dans notre quête quotidienne d’entente et de concorde au sein de la population, sans distinction aucune. Bobo-Dioulasso a toujours travaillé à cultiver et à valoriser le “badenya”, ou encore la fraternité. En abritant cette deuxième édition à la suite de Ségou, notre commune sœur, nous mesurons la responsabilité qui est la nôtre », a-t-il indiqué.

Il a également rassuré l’ensemble des hôtes de la prise de dispositions utiles, sous le regard des plus hautes autorités, afin de garantir un séjour agréable et fructueux dans la commune.
La culture, socle de l’unité entre les États de l’AES
Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme du Mali, Mamou Daffé, estime pour sa part que la construction de l’AES ne peut se faire sans un ancrage culturel fort. « Des figures comme Soundiata, Yennenga ou encore Askia Mohamed appartiennent à un imaginaire partagé. Le bambara, le dioula, le mooré, lehaoussa, le fulfuldé, le tamasheq circulent au-delà des frontières. L’Alliance des États du Sahel est née d’un contexte exigeant, mais elle ne saurait se construire durablement sans ce qui fonde les peuples, à savoir leur culture », a-t-il soutenu.

Il a par ailleurs lancé un message à la jeunesse sahélienne, l’invitant à se considérer comme les héritiers d’une histoire dont la créativité, l’engagement et le sens des responsabilités seront essentiels pour faire vivre durablement cette fraternité.
L’ouverture de la Semaine de la Fraternité de l’AES s’est achevée par une visite du village des communautés par les autorités et l’ensemble des participants. Cet exercice a permis de découvrir la richesse culturelle et les savoir-faire des différents pays présents pour la circonstance.
Ackim Traoré/Ouest Info




