Dans certaines localités de la province de la Comoé, région des Cascades, notamment dans la zone de Kouèrè, des populations, en l’occurrence des migrants, sont face à dilemme entre menaces terroristes et injonction des autochtones à la résistance.
Entre partir pour « protéger son nez » au risque de ne plus revenir là où l’on a bâti sa vie ou rester au risque de se voir ôter cette vie, c’est le dilemme auquel certaines populations, parties dans ces localités à la recherche de terre fertiles sont confrontées.
En effet, suite à des menaces terroristes et face à la débandade de certaines populations, des autochtones de certains villages auraient signifié aux fuyards que s’ils venaient à partir, qu’ils ne reviennent plus jamais.
« Chez nous, ils ne sont pas encore arrivés. Mais des villages environnants ont été sommés de déguerpir. Nous nous sommes dit qu’après ces villages, ce sera certainement notre tour. C’est là que nous avons commencé à fuir. Mais nos tuteurs nous ont fait savoir que si on partait, de ne plus revenir quand la guerre va finir car pour eux, c’est une manière de les abandonner dans les moments difficiles », nous relate une personne qui a pris le risque de rentrer à Bobo-Dioulasso avec sa famille.
Ce dernier dit comprendre l’attitude de ceux qu’il appelle ses tuteurs mais pense que c’est un suicide de vouloir résister « à mains nues face à ces terroristes ».
JAK/Ouest Info



