L’historien Bruno Doti Sanon a animé une conférence publique initiée par trois (03) organisations de la société civile dirigées par des députés de la transition au Burkina sous le thème, « Citoyen burkinabè, quelles contributions pour une cohésion sociale et une paix durable au Faso ». C’était à Bobo-Dioulasso, le mercredi 20 juillet 2022.
A LIRE AUSSI-Cohésion sociale au Burkina: 3 députés de la transition sensibilisent à Bobo
Sensibiliser les populations, notamment les jeunes sur la nécessité de la cohésion sociale pour une paix durable au Burkina Faso, c’est l’objectif visé par cette conférence publique conjointement organisée par la Coalition des Patriotes africains du Burkina Faso (COPA-BF), le Mouvement Sauvons le Burkina Faso (MSBF) et la Coalition pour la Refondation de la Patrie (CRP)
Et pour l’animation de la conférence, c’est l’expérience de l’historien Doti Bruno Sanon qui a été sollicitée. Pour ce dernier, la violence actuelle que connaît le Burkina Faso est une situation mondiale. Et historiquement, dit-il, cela a une explication. « Vous savez, nous sommes à la fin d’un cycle historique. Et la fin de tout cycle historique qui correspond à 1000 ans est toujours marquée par d’extrêmes violences. Ces violences prennent du temps pour en fin de compte donner naissance à une nouvelle civilisation », s’est convaincu l’historien.
S’il est difficile de mettre automatiquement fin à ces violences, l’historien pense qu’on peut au moins, minimiser leurs effets. Et pour y parvenir, l’homme a sa recette à lui : « Pour maîtriser un tant soit peu la spirale de violences dans nos sociétés actuelles, il convient de refonder notre éducation et renforcer notre spiritualité. Une nouvelle vision éducative va forcément donner des citoyens débarrassés de l’esprit de violence. Cela doit se conjuguer avec une spiritualité prononcée ».
AT/Ouestinfo.bf




