Directrice générale de l’entreprise Burkinabè de location et de construction (EBLC) basée à Bobo-Dioulasso, elle a une expérience de plus de 20 ans dans le BTP, vu comme un métier d’homme. Sa féminité, loin d’être un handicap, est pour elle un atout car déterminée à « prouver que les femmes peuvent aussi réussir dans ce secteur ».
C’est cette détermination qui l’a d’ailleurs poussé à se présenter en 2016 aux élections consulaires de la chambre de commerce, au niveau de la province du Houet.
Sur les deux (02) postes à pourvoir dans cette catégorie, elle arrache un siège alors qu’elle était la seule dame parmi les cinq (05) candidats.
Son dynamisme va très vite attirer l’attention du bureau national de la chambre de commerce qui lui confie la présidence de la commission en charge de l’entrepreneuriat féminin de l’institution.
Entre défendre la cause du BTP à la chambre de commerce, promouvoir l’entrepreneuriat féminin et gérer ses 72 employés permanents, le mandat 2016-2021 de dame Djibou n’a pas été de tout repos. Ce qui confirme d’ailleurs sa conviction selon laquelle, le BTP n’est pas un métier d’homme. « Moi je ne vois pas ce métier comme étant un métier d’homme. Mais plutôt un métier que tout un chacun peut exercer, pour peu qu’on ait l’amour pour ce métier et qu’on s’organise bien » se convainc-t-elle.
En route pour un 2ème mandat…
Après un premier mandat « couronné de succès et d’expérience », Assétou Djibou est en lice pour un 2ème mandat (2021-2026), placé sous le signe de la continuité. Pour ce faire, elle devra rivaliser avec trois (03) autres candidats, non des moindres, pour toujours deux (02) postes à pourvoir.
De la campagne qui bat présentement son plein dans la capitale économique, la candidate se réserve selon elle, « de faire trop de bruit ». « Pas besoin de faire trop de bruit. J’ai ma manière à moi de battre campagne » confie-t-elle avec sérénité.

Du reste, pense-t-elle qu’en tant qu’élue, son bilan devra convaincre les électeurs à lui renouveler leur confiance. « J’ai un bilan à défendre. Je pense que c’est ce qui va plaider en ma faveur. Au regard de ce que je vais présenter aux acteurs comme bilan, c’est ce qui va les convaincre de ma capacité à les défendre à nouveau à la chambre de commerce » se rassure-t-elle.
Et de son bilan, elle n’hésite pas à dévoiler quelques grandes lignes. « A la chambre de commerce et partout où l’occasion s’est présentée, nous avons défendu la cause des acteurs du BTP. Aussi, nous avons organisé des sessions de formations au profit des acteurs dans le but de renforcer les compétences afin d’être plus compétitifs. En outre, nous avons mené des plaidoyers en faveur de l’assouplissement des conditions de participation des acteurs aux appels d’offres afin de permettre à nombre d’acteurs de prendre part à ces compétions. Ce qui est une réalité aujourd’hui » a-t-elle défendu son bilan avant de promettre l’intégralité de son bilan au cours d’une rencontre qui aura lieu avec les acteurs de la ville.
Le 14 novembre prochain, les membres consulaires de la chambre de commerce seront connus. En attendant, chacun y va de sa stratégie de mobilisation des électeurs.
MB/Ouest-info.net




