Le mouvement Burkina Halala a animé une conférence de presse dans l’après-midi de ce mardi 30 août 2022 à Bobo-Dioulasso. Objectif, dénoncer l’incarcération du Lieutenant-Colonel Emmanuel Zoungrana et exiger sa libération. C’était en présence de responsables de plusieurs organisations membres du mouvement.
La libération du Lieutenant-Colonel Emmanuel Zoungana est le principal point que les responsables du mouvement Burkina Halala ont développé au cours d’une conférence de presse organisée à cet effet. Pour les conférenciers du jour, la détention du Lieutenant-Colonel Emmanuel Zoungrana est injuste car disent-il « aucune charge explicite n’est retenue contre lui. Même s’il est coupable de quelque chose, qu’on le juge au lieu de le garder impunément en prison ».
Vice-président du mouvement Burkina Halala et principal conférencier, Noël Ouédraogo estime que la place d’un militaire de la trame de Zoungrana doit être au front et non dans une geôle. Il se justifie par le fait que l’homme se serait illustré par des hauts faits de guerre dans la lutte contre le terrorisme. « Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le Lieutenant-Colonel Emmanuel Zoungrana a laissé des traces indélébiles dans le nord du pays. C’est grâce à lui qu’on parle toujours du détachement militaire de Banh aujourd’hui. Il a même été décoré de la croix du combattant par le président du Faso pour ses hauts faits de guerre. Renseignez-vous avec les hommes de terrain, ils vous diront que la seule présence du Lieutenant-Colonel Zoungrana au front donne de la confiance aux troupes. Pourquoi garder un militaire aussi valeureux et compétent en prison au moment où la nation a besoin des compétences de ce genre », défend les conférenciers qui émettent des doutes sur ce qui lui pèse désormais sur les épaules comme charges judiciaires.
Pour Noël Ouédraogo et ses camarades, la détention de Zoungrana cache vraisemblablement des intentions cachées. « Le Lieutenant-Colonel est en prison parce qu’on veut se débarrasser d’un homme qui dérange. Si c’est pour la supposée tentative de coup d’Etat qu’il est toujours maintenu en prison, alors que Damiba nous dise comment il est arrivé au pouvoir si ce n’est que par un coup d’Etat. Si c’est pour les nouvelles charges montées contre lui, il devrait être à la MACO et non à la MACA car c’est le tribunal de Grande instance qui juge ces genres d’affaire. On en veut pour preuve le cas Ousmane Guiro qui a été jugé par le TGI. Nous voulons donc prendre à témoin l’opinion nationale et internationale sur cette injustice subie par un officier supérieur dont les valeurs et les prouesses dérangent ceux qui le harcèlent », a laissé entendre le vice-président du mouvement Burkina Halala, Noël Ouédraogo.
Ce dernier invite par ailleurs les autorités de la transition à se tourner vers des partenaires internationaux comme la Russie pour une coopération militaire saine dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Pour les responsables du mouvement, la libération du Lieutenant-Colonel Zoungrana conjuguée avec une coopération militaire sincère permettront de restaurer la paix et la sécurité au Burkina Faso. Si toutefois, leur appel ne fait pas écho favorable auprès de qui de droit, le mouvement Burkina Halala promet des actions plus fortes pour se faire entendre.
Abdoulaye Tiénon




