Le nouveau président du CSC a voulu à travers cette première rencontre avec les professionnels de l’information et de la communication de la ville de Sya, une prise de contact avec ces derniers et du même coup, partager avec eux, sa vision pour l’institution dans un contexte de crise sécuritaire.
Il s’est agi pour lui aussi, de porter à leur connaissance, la fin de la crise qui a secoué l’institution de régulation des médias. « Présentement, l’institution de régulation des médias fonctionne normalement », a-t-il rassuré avant de remercier les uns et les autres qui, d’une manière ou d’une autre, ont œuvré au dénouement de la crise.
La vision de Abdoulazize Bamogo
Pour Abdoulazize Bamogo, la régulation des médias ne peut se faire aujourd’hui au Burkina Faso sans prendre en compte la question sécuritaire mais aussi la prolifération des discours de haine qui menace la cohésion sociale. « On ne peut pas faire la régulation des médias aujourd’hui tout en occultant la situation sécuritaire de notre pays », a-t-il dit tout en invitant les médias à s’inscrire dans cette dynamique.
Cela suppose selon lui, que les professionnels de l’information et de la communication doivent observer scrupuleusement l’éthique et la déontologie de la profession et renforcer leur responsabilité sociale.
Laquelle voudrait selon lui, qu’ils s’abstiennent de diffuser toute information « qui n’aide pas le pays à avancer dans la lutte contre le terrorisme ». « Avant de diffuser ou de publier une information, vous devrez peser le pour et le contre. Si le contre l’emporte, de grâce, ne la diffuser pas car, vos actions ne doivent pas porter préjudice aux actions de lutte contre le terrorisme », a-t-il précisé.
Une vision articulée en deux (02) axes….
Abdoulazize Bamogo articule donc sa vision autour de deux (02) axes à savoir la régulation des médias prenant en compte le contexte sécuritaire du pays mais aussi la lutte contre la prolifération des fausses nouvelles encore appelées fakes news sur les réseaux sociaux.
Pour le dernier cas, le CSC dit vouloir mettre à contribution les médias pour, selon Abdoulazize Bamogo, contrer les fausses informations. Cela suppose des médias forts et le CSC « va accompagner les médias à être forts pour lutter contre les fausses informations ».
De façon unanime, les interlocuteurs de Abdoulazize Bamogo ont été réceptifs de son message. Engagement a, du reste, été pris par les directeurs de médias et rédacteurs en chefs (les participants) d’être plus regardant sur le contenu de leurs médias respectifs car, disent-ils que la « lutte contre l’insécurité est une affaire de tous ».
Pour être plus opérationnels, ces derniers souhaitent des renforcements de capacités de leurs équipes. Du reste, ont-ils déjà en main des projets de formation dans ce sens. Pour ce faire, ils ont souhaité l’accompagnement du CSC pour les réaliser. Chose à laquelle adhère « entièrement » le CSC qui « ne ménagera aucun effort pour accompagner de telles initiatives venants des acteurs eux-mêmes ».
Jack Koné/Ouest Info




