Le ministre des infrastructures et du désenclavement Luc Adama Sorgho était sur les routes nationales 7 et 8 et aussi à Banfora dans la journée du vendredi 17 mars 2023. Objectif, visiter ces routes et la voirie urbaine de la ville de Banfora afin de constater leur état pour d’éventuelles solutions de réhabilitation ou de prévention de dégradation.
De la route nationale n°8 à la voirie urbaine de Banfora en passant par la route nationale n°7, le ministre Luc Adama Sorgho est allé au contact des réalités de ces différentes infrastructures pour mieux s’imprégner de leur état.
Accompagné de ses plus proches collaborateurs, il s’est d’abord rendu sur la nationale n°8 pour constater l’effectivité des travaux préparatifs à la réhabilitation de cette route. Il reçoit ainsi une explication détaillée de l’équipe technique déjà à pied d’œuvre. Le ministre donne des instructions pour des travaux de qualité afin que l’infrastructure soit durable. Pour lui, compte tenu de l’importance du trafic sur cette route communautaire, il convient de renforcer la qualité des travaux de la réhabilitation.
A la suite de cet exercice, Luc Adama Sorgho et sa délégation tente de parcourir une partie du tronçon pour vivre les réalités quotidiennes des usagers. Un parcours de deux à trois dizaines de kilomètres qui ont donné toutes les raisons au ministre d’en faire une priorité dans le plan d’actions du ministère en matière d’infrastructures routières.

Longue d’environ 125 km, la première phase de la réhabilitation de la route nationale 8 va concerner le tronçon de 76 km qui relie Bobo à Orodara pour un montant d’environ 12,3 milliards de FCFA.
Après la nationale 8, en route pour Banfora par la nationale 7
Après l’étape de la nationale 8, cap est mis sur la route nationale n°7 avec en point de mire la voirie urbaine de la ville de Banfora. Pendant le parcours sur la nationale 7, des haltes sont marquées à des endroits où le bitume est dégradé. Des constats sont faits et les services techniques reçoivent des instructions du ministre pour endiguer la dégradation afin de rendre plus fluide le trafic sur cette route.
Une fois à Banfora, c’est la voirie urbaine de cette ville qui est passée à la loupe par Luc Adama Sorgho et ses collaborateurs. Il s’est réjoui du fait que ces routes surtout celles réalisées dans le cadre du 11 décembre 2020 soient encore « en très bon état ». Pour que ces infrastructures soient plus durables, le ministre a promis des entretiens périodiques par les services déconcentrés de la région.

Le ministre face à ses agents à Banfora
Le ministre a mis à profit son passage à Banfora pour échanger avec les agents de son département en poste à la direction régionale des infrastructures des Cascades. Ces derniers lui ont exposé leurs difficultés notamment le manque d’activités à leur niveau depuis maintenant deux ans. Ils ont ainsi reçu la promesse du ministre de leur confier bientôt les tâches d’entretien des routes, les missions de contrôle des travaux et la passation de marché au niveau local. « C’est d’ailleurs dans cette vision que les agents sont en train d’être formés aux missions de contrôle de travaux et de passation de marché », rassure le ministre Luc Adama Sorgho.
A l’issue de la série de visite du jour, le ministre s’est montré particulièrement préoccuper par l’état de la route nationale n°8. Tenant à un ouvrage de qualité durable, le ministre a souhaité que la mission de contrôle fasse une revue de l’étude et proposer une structure qui puisse tenir dans la durée.

Pour ce qui est de la route nationale n°7 qui va de Bobo-Dioulasso à la frontière ivoirienne en passant par Banfora, Luc Adama Sorgho rassure quant à une réhabilitation prochaine de l’infrastructure. « Nous sommes en discussion avec certains bailleurs de fonds comme la BAD, la Banque Mondiale qui sont prêtes pour financer la réhabilitation de la route nationale n°7. Nous sommes dans une bonne lancée et nous attendons ces financements pour des infrastructures de qualité », a rassuré Luc Adama Sorgho qui est déterminé à insuffler une dynamique nouvelle au secteur des infrastructures pour des ouvrages dont la qualité résistera au temps.
Abdoulaye Tiénon/Ouest Info




