Les Alumni de la 3ᵉ cohorte de l’École de la Citoyenneté (ECIT) du Netherlands Institute for Multiparty Democracy (NIMD) ont organisé, le samedi 21 février 2026 à Bobo-Dioulasso, un cadre de promotion des droits des citoyens, en particulier des personnes vulnérables.
Nommé « espace culturel », ce cadre vise à sensibiliser les populations, notamment les personnes handicapées, vulnérables et indigentes, à un accès équitable et facilité à la justice.
Promouvoir un accès équitable au droit
« Justice pour tous : promouvoir l’accès équitable au droit et à la justice à Bobo-Dioulasso ». C’est sous ce thème que la 3ᵉ cohorte du Réseau des Alumni du NIMD, baptisée « Promotion Maître Frédéric Titinga Pacéré », a organisé cette importante activité.

Financé par l’Union européenne, dans le cadre du Programme de Recherche et d’Éducation Citoyenne pour la Paix au Burkina Faso (PRECIP-BF), ce cadre d’échanges entend promouvoir la citoyenneté responsable, les droits du citoyen et l’accès à la justice pour tous, à Bobo-Dioulasso et au Burkina Faso en général.
Dramane Kiogo, chargé de programme du NIMD, a souligné qu’il existe encore des barrières qui empêchent certaines catégories sociales, notamment les personnes indigentes et vulnérables, de faire valoir leurs droits en justice.
Selon lui, c’est ce constat qui justifie l’organisation de cette activité. « Nous avons initié cette rencontre pour permettre à ces personnes de mieux se rapprocher des juridictions et de se familiariser avec le domaine de la justice », a-t-il indiqué, précisant que l’activité s’inscrit dans le cadre de la promotion de la citoyenneté pour un accès effectif à la justice pour tous.

L’activité s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation des personnes vulnérables et indigentes sur leurs droits et les mécanismes d’accès à la justice. Des personnes en situation de handicap, des personnes déplacées internes, des étudiants ainsi que d’autres couches sociales ont pris part à cet espace d’échanges.
Lever les obstacles à l’accès à la justice
Déléguée adjointe de la cohorte 3 de l’ECIT et présidente du comité d’organisation, Stephie Karelle Josépha Yaméogo estime que les défis liés à l’accessibilité de la justice demeurent importants.
Selon elle, plusieurs pesanteurs entravent encore l’accès à la justice pour certaines catégories sociales, notamment la barrière linguistique, les difficultés économiques ou la méconnaissance des droits.

« Nous avons constaté qu’il existe toujours des obstacles qui freinent l’accès à la justice pour un certain nombre de personnes. Cette activité vise donc à promouvoir l’accès à la justice pour tous », a-t-elle expliqué.
Satisfaite de la mobilisation, elle a invité les participants à devenir des relais des messages véhiculés dans leurs milieux respectifs. Elle a salué la participation active des personnes handicapées, des personnes déplacées internes, des étudiants et des partenaires, appelant chacun à œuvrer pour un Burkina Faso de justice et de paix.
Des participants engagés
Franceline Ouédraogo, participante à la séance de sensibilisation, a souligné la pertinence du thème abordé, dans un contexte où les violences basées sur le genre demeurent préoccupantes.

Selon elle, les personnes vulnérables, souvent victimes de violences, ignorent leurs droits et ne savent pas toujours qu’elles peuvent saisir la justice. « J’ai appris beaucoup de choses au sortir de cette activité. Je sais désormais que je peux agir en justice. Je m’engage à être une ambassadrice dans mon entourage », a-t-elle affirmé.
Cap sur le mini-projet de mars 2026

En attendant les 7 et 8 mars 2026, dates prévues pour la mise en œuvre du mini-projet sur l’accès au droit, les alumni de l’ECIT « Promotion Maître Frédéric Titinga Pacéré » appellent les jeunes à s’engager activement dans la promotion des droits du citoyen, de la cohésion sociale et de la paix pour un Burkina Faso plus juste et solidaire.
Serge Palm (stagiaire)/ (Ouest Info)




