La ville de Bobo-Dioulasso présente un tout nouvel aménagement paysager. En effet, la commune a entrepris une vaste opération de plantation de fleurs et de plantes ornementales sur les terre-pleins centraux des principales avenues de Sya. Une initiative qui s’inscrit dans la volonté des autorités municipales d’embellir la cité. Une équipe de Ouest Info a constaté, ce mardi 18 novembre 2025, l’avancée de ces travaux d’aménagement.
Sya la belle présente désormais un visage plus attrayant. Bambous, fleurs et diverses plantes ornementales occupent les terre-pleins centraux des grandes artères de Bobo-Dioulasso, côtoyant poteaux électriques et ouvrages d’éclairage.
Difficile aujourd’hui de trouver un terre-plein central dépourvu de plantations ou en attente d’en recevoir. Certaines espèces fragiles sont protégées par des grilles, tandis que d’autres s’appuient uniquement sur leurs cuvettes de rétention d’eau. Des plantes autrefois agonisantes sur certaines avenues reprennent vie grâce au nouveau plan d’arrosage mis en place.
Sur les trottoirs récemment pavés par Faso Mêbo, l’on peut également apercevoir de jeunes plants de bambous soigneusement protégés. L’objectif : redonner à la ville sa verdure d’antan.
Une vision portée par la commune
Casimir Sanou, directeur de l’environnement, de l’eau et de l’énergie de la commune de Bobo-Dioulasso, est le principal artisan de ce programme de verdissement. Il affirme que cette initiative est le fruit d’une vision clairement définie par l’autorité communale.
Selon lui, l’aménagement paysager vise à embellir la ville, mais aussi à contribuer à la lutte contre le changement climatique. « Nous voulons, à travers cette action, embellir la ville tout en préservant sa verdure. En plus de cela, nous voulons lutter contre les changements climatiques », explique-t-il.
Un dispositif pour protéger et entretenir les plantes
Sur la question de la protection des plantes, Casimir Sanou se veut rassurant. Des grilles seront installées autour des espèces les plus vulnérables.
Concernant la divagation des animaux, véritable menace pour les plantations, il affirme que des mesures de sensibilisation sont en cours et qu’une délibération communale, soutenue par la police municipale, réglemente déjà l’élevage en ville.
Pour l’entretien, un programme d’arrosage bien structuré a été mis en place. « L’arrosage se fait chaque matin et chaque soir. Nous avons également réalisé des cuvettes de rétention d’eau pour assurer une hydratation permanente des plantes », détaille-t-il.
Casimir Sanou invite enfin les Bobolais à s’impliquer dans l’entretien des plantes installées sur les terre-pleins centraux, afin que Bobo-Dioulasso devienne la ville la plus verte du Burkina Faso, voire de toute la sous-région.
Aïchata Ouattara(stagiaire)/Ouest Info




