Le président de la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso a tenu ce vendredi 20 octobre 2023 une rencontre d’échanges avec les habitants des zones non loties de la ville. Cette rencontre qui avait pour but de faire le bilan à mi-parcours des démarches entreprises par la délégation spéciale en vue de l’apurement du passif foncier au sein de la commune a connu la participation de plusieurs autorités communales. Elle a lieu à la salle des fêtes de l’Hôtel de ville de Bobo-Dioulasso.
C’est un cadre d’échanges et de dialogue voulu par la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso en vue de prendre langue avec les habitants des zones non loties de la commune ainsi que certaines organisations de la société civile intervenant sur les questions de droit au logement.
En effet, cette rencontre est selon Adama Bidiga, le lieu de la « restitution des travaux à mi-parcours des travaux de la commission ad’hoc instituée en mars dernier afin de réfléchir sur les solutions pour l’apurement du passif foncier ».

Ainsi selon le président de cette commission Ad’hoc, Idrissa Gansonré, plusieurs approches ont été envisagées pour une résolution pacifique de cette question du foncier qui met à rude épreuve la cohésion sociale au sein de la commune. Il s’agit, dit-il, de « l’approche des promoteurs immobiliers pour solliciter leur accompagnement dans la mobilisation des terres. Mais également des démarches auprès des propriétaires terriens pour qu’ils acceptent nous aider avec les terres car, qui parle de lotissement parle d’avoir des terres ».
En effet, selon lui, toutes ces propositions de solutions ont été consignées dans un rapport qui fera l’objet d’une étude les jours à venir avec l’ensemble des acteurs.
Après quoi, fait-il savoir, le rapport final sera transmis au gouverneur puis au ministère en charge de l’urbanisme pour mener des plaidoyers afin de la levée de la mesure de suspension des lotissements dans la ville de Bobo-Dioulasso. C’est de son avis, la seule issue pour procéder pacifiquement à l’apurement du passif foncier au sein de la commune.
Pour Adama Bidiga, président de la délégation spéciale, la commune de Bobo-Dioulasso « est une commune à problème en matière de foncier » avec des habitats spontanés qui se développent au quotidien.
C’est pourquoi, au regard de la complexité de la question, qui suscite indignation, il a invité les habitants des zones non loties « à prendre leur mal en patience ». « Il y a un travail qui est fait actuellement par la délégation spéciale. Mais toujours est-il qu’il y a des négociations qu’il faut parfaire auprès de certains acteurs », a-t-il fait comprendre.

Et de rassurer que « tout ne relève pas du ressort des autorités locales ». « Il nous faut faire des plaidoyers au niveau central. Mais pour faire ces plaidoyers, il nous faut un document de référence. C’est ce document de référence que nous sommes en train de préparer et qui devrait être prêt en novembre » a-t-il signifié.
Prenant la parole, les différents présidents de délégation spéciale d’arrondissement ont également rassuré les participants à la rencontre et les ont invités à plus de retenue.
Du reste, ces habitants disent bien apprécier cette initiative des autorités communales. « Ils nous ont dit qu’ils ont pu trouver des solutions, nous ne pouvons plus rien dire. Ce que nous attendons, c’est de voir cette crise terminée pour que nous aussi, nous puissions être logés dans la quiétude comme les autres citoyens de cette commune. Si nous vivons dans les non-lotis c’est du fait de la pauvreté. On leur demande de faire pardon et de se pencher sur notre cas. », laisse entendre Blaise Hien, ressortissant de la zone non-lotie de l’arrondissement 7.
Diakalia Siri/ Ouest Info




