Les choses commencent à se préciser autour de l’arrestation de Nestor Podassé dit Mandela 1er, coordonnateur de la planète des jeunes panafricains (PJP) et président de la fédération des mouvements panafricanistes (FMP).
C’est dans la soirée du jeudi 09 février 2023 en effet, que ce dernier a été déposé à la maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso suite à « une convocation des services de la sûreté ».
Initialement méconnues du public, les raisons de cette arrestation commencent à se préciser. Et un audio en date du 30 septembre 2022, jour de la prise du pouvoir par le capitaine Ibrahim Traoré serait la cause.
Dans cet audio envoyé à un média, ce dernier aurait clairement signifié que c’est bien ses camarades et lui qui « ont mis le feu à l’institut français de Bobo-Dioulasso ». Et de menacer de s’en prendre aux ressortissants Français à Bobo-Dioulasso si « toutefois, la France ne livre pas Damiba ».
Pour rappel, le camp du capitaine Ibrahim Traoré avait indiqué ce jour-là que le lieutenant-colonel Damiba s’était réfugié à la base militaire française, tentant de reprendre les choses en main.
« Le lieutenant-colonel Damiba se serait réfugié au sein de la base militaire française à Kamboinsin, en mesure de planifier une contre-offensive afin de semer le trouble au sein de nos forces de défense et de sécurité », avait déclaré le capitaine Ibrahim Traoré dans un communiqué lu à la télévision publique par un de ses hommes qui ajoute que « cela fait suite à notre ferme volonté d’aller vers d’autres partenaires prêts à nous aider dans la lutte contre le terrorisme ».
Il n’en fallait pas plus pour provoquer la colère de bon nombre de Burkinabè, notamment dans sa frange jeune qui n’a pas hésité à prendre d’assaut les rues pour demander « la non-ingérence de la France dans les affaires politiques burkinabè ».
Des édifices français dont l’institut français de Bobo-Dioulasso avaient alors fait les frais. Pour rappel, Nestor Podassé est connu dans le milieu de la société civile pour sa position tranchée par rapport à la présence des militaires français au Burkina Faso.
Jack Koné/Ouest Info




