La délégation spéciale de l’arrondissement 3 de la commune de Bobo-Dioulasso tient, les 6 et 7 novembre 2026, la deuxième édition des Journées culturelles dudit arrondissement. Objectif, promouvoir la culture, le savoir-faire et le vivre-ensemble des communautés au sein de la collectivité.
Placée sous le thème « Culture et patriotisme : promouvoir le consommer burkinabè pour l’unité nationale et le développement endogène », cette deuxième édition des journées culturelles de l’arrondissement 3 a réuni des autorités administratives et coutumières, des organisations de la société civile ainsi que des exposantes. À cette occasion, des femmes ont exposé des mets locaux, des jus naturels, des produits locaux transformés et des tenues traditionnelles en Faso Dan Fani et Koko Dunda.
Domonbagnèrè Kisito Dabiré, président de la délégation spéciale ( PDS) de l’arrondissement 3, estime que cette deuxième édition des journées culturelles revêt une importance capitale. C’est selon lui un moment de cohésion sociale, de retrouvailles, de solidarité et de communion autour des valeurs culturelles partagées. « Notre arrondissement est encore jeune, et ce type d’activités sert à le redynamiser en créant de véritables brassages entre les populations autour d’une valeur essentielle qu’est la cohésion sociale », explique-t-il le bienfondé de l’initiation de journées culturelles au sein de la collectivité qu’il dirige.

Pour le PDS, cette manifestation s’inscrit également dans le cadre des thématiques des Journées nationales d’engagement patriotique. « Ces journées mettent également en lumière le savoir-faire des femmes de notre arrondissement. Nous avons invité toutes les artisanes et tisseuses qui le souhaitent, à venir exposer leurs créations afin de les faire découvrir au grand public, de valoriser leurs produits et de stimuler ainsi notre développement endogène », ajoute Domonbagnèrè Kisito Dabiré.
Ce dernier n’a pas manqué de saluer l’accompagnement des partenaires ainsi que la participation des organisations de la veille citoyenne de l’arrondissement dans la mobilisation des femmes exposantes.
Représentant le parrain de la cérémonie, Harma Sanou n’a pas manqué de saluer la tenue de ces journées culturelles. « C’est un sentiment de joie et de fierté qui nous anime. Lorsque l’arrondissement nous a sollicités, nous n’avons pas hésité un seul instant à les accompagner », a-t-il déclaré au nom de Dr Alfred Sanou, parrain de la deuxième édition des Journées culturelles de l’arrondissement 3 de la Commune de Bobo-Dioulasso.

Insistant sur la portée symbolique et unificatrice de la manifestation, le représentant du parrain a rappelé combien l’action culturelle demeure indispensable au développement local. « Tout ce qui touche à la culture est essentiel. C’est le socle de notre société et le pont qui relie les générations. Le thème retenu, Culture et patriotisme, nous va droit au cœur », a-t-il apprécié.
De son côté, Brigitte Yaméogo, chargée de programmes au sein de l’ONG Mwangaza Action, est revenue sur la portée inclusive de ces journées de rassemblement. Selon elle, ces journées culturelles constituent avant tout, un événement fédérateur qui réunit l’ensemble des communautés, notamment la communauté hôte et les personnes déplacées de la crise sécuritaire.
Pour la représentante de l’ONG Mwangaza Action, les liens entre son institution et l’arrondissement 3 sont désormais ceux d’une famille. « Mwangaza Action et l’arrondissement 3 forment une véritable famille, et nous serons toujours aux côtés des populations. Nous profitons de cette tribune pour exprimer notre profonde gratitude à l’ambassade du Canada au Burkina pour leur soutien constant dans cette belle dynamique de rassemblement communautaire », a-t-elle indiqué.

Après cette cérémonie de lancement de la deuxième édition des Journées culturelles de l’arrondissement 3 de la Commune de Bobo-Dioulasso, d’autres activités sont prévues. Il s’agit entre autres d’un cross populaire, d’une nuit culturelle qui meubleront la journée du samedi 07 novembre 2026. Ainsi, les autorités de la collectivité invitent l’ensemble des bobolais et ses administrés en particulier à s’approprier ces jouenées culturelles en se mobilisant pour leur donner une couleur particulière.
Ali Djibey (stagiaire) / Ouest Info




