Lancée officiellement le 7 décembre 2025 à Bobo-Dioulasso, la Brigade Laabal multiplie depuis lors les actions d’assainissement et de réorganisation de l’espace public dans la ville. Curage des caniveaux, reprofilage des magasins et libération des emprises publiques figurent parmi les principales opérations menées le long de plusieurs axes routiers.
Sur le terrain, les interventions de la Brigade « Laabal » sont perceptibles dans plusieurs zones de Bobo-Dioulasso. Le quartier Belleville, dans le secteur 29 de la ville, en offre une parfaite illustration.
Le marché de Belleville présente désormais un visage nouveau. Les bordures de routes, autrefois occupées par des étals de légumes, des marchandises et des installations précaires, sont aujourd’hui libérées de toute occupation jugée anarchique.

Quant aux hangars, devantures et autres constructions implantés sur les caniveaux ou empiétant sur l’emprise publique, ils sont progressivement démontés.
Sur certains sites, seules subsistent des traces d’anciennes installations, laissant place à des abords routiers dégagés et à des caniveaux désormais accessibles.
Autre lieu, même constat
Même constat sur le boulevard de la Révolution, au niveau du marché de Ouézzinville. L’avenue, autrefois fréquentée par de nombreux mendiants, est désormais exempte de toute occupation considérée anarchique.
Les abords du marché, jadis étroits et encombrés, offrent désormais un espace plus dégagé, réduisant les risques d’accidents et facilitant la circulation des piétons comme des engins.
Le long de la Route nationale 7 (RN7), des magasins installés en bordure du bitume font l’objet d’un reprofilage.
Des réactions mitigées au sein de la population
Si les opérations se déroulent sans heurts apparents, elles suscitent néanmoins des réactions contrastées au sein de la population. Certains estiment que les priorités devraient davantage porter sur la situation sécuritaire du pays, tout en reconnaissant que des efforts sont déjà engagés dans ce domaine.

Pour eux, les actions de la Brigade « Laabal », bien que nécessaires pour l’ordre et l’assainissement, fragilisent des populations qui tirent leur subsistance de ces activités. D’autres, plus résignés face à ces mesures, se consolent en affirmant : « C’est pour faire avancer le pays, donc nous devons accepter. »
Des mesures jugées nécessaires pour le bien-être collectif
Malgré les réactions mitigées, ces actions témoignent de la volonté des autorités de rétablir l’ordre, d’assurer la sécurité et de faciliter la circulation dans les zones à forte fréquentation.
Lors de la montée des couleurs dans son arrondissement, le président de la délégation spéciale de l’arrondissement 7, Souleymane Sanou, a rappelé que ces actions, bien que perturbantes pour certains habitants, demeurent nécessaires pour le bien-être collectif.
Ackim Traoré& Serge Palm (stagiaire) / Ouest info




