Le gouvernement burkinabè veut renforcer le contrôle qualité dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). Le gouvernement a adopté, ce jeudi 23 juillet 2026 en conseil des ministres, un décret portant réglementation de l’exercice des activités de laboratoire du bâtiment et des travaux publics au Burkina Faso.
Cette réforme intervient dans un contexte marqué par l’intensification des travaux de construction à l’échelle nationale. La forte demande en matériaux tels que le ciment, le bitume et les concassés exerce une pression croissante sur les capacités de contrôle et d’analyse.
Pour répondre à cette situation tout en garantissant la qualité et la sécurité des ouvrages, le gouvernement a décidé d’ouvrir certaines activités aux laboratoires privés, sous réserve de l’obtention d’un agrément.
« Il a été décidé de casser un peu le monopole du LNBTP pour tout ce qui est opération de contrôle des bâtiments et des travaux publics », a expliqué le ministre de la Construction de la Patrie, le camarade Mikaïlou SIDIBÉ.
Trois catégories d’activités sont désormais accessibles aux laboratoires privés agréés : les essais sur les matériaux de construction, la géotechnique routière à travers la formulation de niveau 1, ainsi que les études des sols et des fondations.
Le LNBTP conserve les contrôles stratégiques
Cette libéralisation ne signifie toutefois pas la fin du rôle central du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP). Le laboratoire national conserve l’exclusivité des contrôles stratégiques, notamment ceux liés à la garantie décennale.
Il continuera également d’assurer le leadership technique dans le secteur, afin de veiller au respect des normes et des exigences de qualité.
Pour le ministre Mikaïlou SIDIBÉ, ce nouveau cadre réglementaire constitue une avancée majeure. Il doit permettre aux entreprises privées d’investir légalement dans le domaine du contrôle des matériaux et des ouvrages, tout en maintenant un haut niveau d’exigence pour la qualité et la durabilité des infrastructures réalisées au Burkina Faso.
Ouest Info




