La littérature peut contribuer à transmettre l’histoire d’un peuple et à préserver ses valeurs culturelles. C’est le message porté par la Semaine nationale de la culture (SNC) auprès des élèves du lycée de Cinkansé, le vendredi 16 octobre 2026, à l’occasion de la tournée nationale des lauréats de la SNC Bobo 2026.
À travers une conférence publique sur le thème « La contribution de la Catégorie C à la construction de l’identité nationale », Bassirou Sawadogo, chef du service de la formation continue de la SNC, a invité les élèves à considérer la littérature comme un moyen de mieux connaître leur société et leur patrimoine.
Selon le conférencier, les œuvres littéraires racontent les réalités vécues par les populations, mettent en valeur leurs traditions et transmettent les valeurs qui contribuent à forger une identité commune. Elles participent ainsi à la préservation de la mémoire collective et au renforcement du sentiment d’appartenance nationale.
Les langues nationales, un patrimoine à préserver
La place des langues nationales dans la création littéraire a également été au centre des échanges. Pour Bassirou Sawadogo, leur utilisation permet de sauvegarder les richesses culturelles et linguistiques du Burkina Faso, tout en facilitant la transmission des connaissances entre les générations.
La Catégorie C du Grand Prix national des arts et des lettres (GPNAL), consacrée à la littérature, s’inscrit dans cette dynamique. Elle encourage les productions littéraires originales, notamment celles qui s’inspirent des réalités burkinabè. La qualité de l’écriture, la créativité, la construction des intrigues et la portée éducative font partie des éléments pris en compte dans l’appréciation des œuvres.
Des auteurs qui marquent la mémoire collective
Pour donner corps à son exposé, le conférencier a cité deux œuvres lauréates du GPNAL : Il était une fois aux Feuillantines, l’histoire d’une famille burkinabè et L’Assaut des abeilles de Bakhita Joseph Sanou. Ces exemples illustrent la capacité de la littérature à transmettre des connaissances, à valoriser les références culturelles et à nourrir la réflexion sur la société.
Bassirou Sawadogo a également évoqué plusieurs figures de la littérature burkinabè, dont Clémentine Ilboudo, Bernadette Sanou-Dao, Angèle Sinare, Jean-Pierre Guingané, Jacques Prosper Bazié, Justin Drabo, Boubacar Dao, Patrick Ilboudo et Bakhita Joseph Sanou.
À travers cette rencontre avec les élèves, la SNC entend faire connaître davantage la création littéraire et le rôle des écrivains dans la construction de l’identité nationale. Une démarche qui rappelle que la transmission de la culture passe aussi par les livres, les récits et les langues qui portent l’histoire d’un peuple.




