À l’occasion de la Journée mondiale du rein, célébrée ce jeudi 12 mars, le ministre burkinabè de la Santé a dressé un état des lieux préoccupant des maladies rénales au Burkina Faso.
Selon lui, près de 2,5 millions de personnes vivaient avec une maladie rénale chronique en 2023, dont une grande partie ignore encore son état de santé.
Dans de nombreux cas selon lui, le diagnostic est posé tardivement, souvent à un stade avancé où la dialyse devient indispensable.
Le ministre souligne également que plus du tiers des patients pris en charge dans les hôpitaux sont déjà en phase terminale de la maladie, avec l’hémodialyse comme principale option thérapeutique disponible.
Les chiffres restent préoccupants. En 2024, l’insuffisance rénale chronique a causé 1 301 décès au Burkina Faso, ce qui en fait la 8ᵉ cause de mortalité dans le pays.
Face à cette situation, les autorités sanitaires insistent sur l’importance de la prévention, du dépistage précoce et de l’adoption de bonnes habitudes de vie afin de réduire l’impact des maladies rénales sur la population.
Pour rappel, la Journée mondiale du rein est célébrée chaque année le deuxième jeudi du mois de mars. Elle vise à sensibiliser les populations aux maladies rénales et à encourager les actions de prévention pour préserver la santé des reins.
Ouest Info




