Bayiri Teeb Rêem Wakaté est une initiative de Jean Luc Kafando. 2è édition, elle vise à valoriser les instruments traditionnels de musique afin qu’ils prennent aussi place dans les louanges à Dieu au sein des églises. L’évènement s’est tenu dans la soirée du premier mars 2026 au théâtre de l’amitié de Bobo-Dioulasso.
“Notre culture, c’est notre identité”. C’est la philosophie qui sous-tend l’initiative Bayiri Teeb Rêem Wakaté. Une idée qui vise à valoriser les chants en langues nationales, les instruments traditionnels de musique et les pas de danse des terroirs burkinabè.
Au cours de cette soirée, des troupes Bwaba, Sénoufo, Peulh, Moosé, San et bien d’autres se sont succédées sur scène devant un public enchanté.

Au rythme d’instruments traditionnels de musique comme le balafon, le goumbé ou encore le Djembé, ces troupes ont montré leur savoir-faire en chants et en danses de terroirs. Des sonorités, chants et pas de danse qui ont captivé et émerveillé beaucoup de spectateurs qui n’ont pu résister à esquisser des pas de danse.
Cette soirée a également servi de cadre pour magnifier les forces combattantes du Burkina. L’assemblée a aussi prié pour le retour de la paix au pays des Hommes intègres.
Pour matérialiser leur soutien aux forces de défense et de sécurité et des autres forces combattantes, les organisateurs de Bayiri Teeb Rêem Wakaté ont remis, au nom de la Fédération des Églises et Missions Évangéliques, une enveloppe financière au Commandant la deuxième région militaire Lieutenant-Colonel Lassané Porgo.

Prenant la parole, ce dernier a salué l’initiative Bayiri Teeb Rêem Wakaté et le geste de soutien et de solidarité à l’endroit des FDS. Pour le commandant de la deuxième région militaire, les FDS et les VDP ne courberont jamais l’échine s’ils savent qu’ils ont le soutien de tous les Burkinabè.
Jean Luc Kafando est le promoteur de Bayiri Teeb Rêem Wakaté. Pour lui, cette initiative vise a donné de la valeur aux instruments traditionnels pendant le culte dans les églises. Il estime que ces instruments sont en train de disparaitre au profit des instruments modernes de musique. Pourtant, estime-t-il, les instruments modernes privilégiés aujourd’hui, ont chacun un équivalent parmi les instruments traditionnels.
Il s’est toutefois réjoui de l’engouement autour de cette activité qu’il entend perpétuer. Et à Théophile Tinto, membre du comité d’organisation de renchérir en disant qu’avec l’engouement, il n’est pas exclu que cette activité se mue en festival dans les années à venir. Chose qui permettra aux instruments traditionnels de musique de reprendre, dit-il, leur droit dans les pratiques musicales au Burkina Faso.

Du reste, le comité d’organisation a, en plus de l’enveloppe remis au Commandant de la deuxième région militaire, initié séance tenante une contribution volontaire toujours au profit des forces combattantes.
Les organisateurs de l’évènement ont justifié cette attention et ce soutien pour les forces combattantes par un devoir citoyen et républicain car, estiment-ils que “quand la nation est en péril, chacun doit apporter sa contribution pour la sauver”.
Abdoulaye Tiénon/Ouest Info
tienonabdoulaye@yahoo.fr




