Le président du Faso le Capitaine Ibrahim Traoré a procédé à la pose de la première pierre de l’unité de transformation de pommes de cajou dans l’après-midi du jeudi 22 mai 2025 à Peni. La réalisation de cette unité qui vise à transformer la pomme de cajou en plusieurs produits et à créer de l’emploi, va se faire en sept (07) mois.
C’est sur un terrain de dix (10) hectares que va pousser l’unité de transformation des pommes de cajou en jus, concentrés, vins, vinaigres et éthanol.
Ainsi le compte à rebours est lancé pour l’entreprise en charge des travaux qui n’a que sept (07) mois pour réaliser l’infrastructure avec ses services annexes.
Ouimbié Clément Attiou est le directeur général du Conseil Burkinabè des Filières Agropastorales et Halieutiques (CBF), porteur du projet.

Selon lui, les instructions du chef de l’Etat par rapport à l’exécution des travaux de réalisation de l’unité, sont claires : livrer l’infrastructure au plus tard le 31 décembre 2025. L’objectif est de permettre à l’unité de pouvoir absorber la matière première de la prochaine campagne de récolte de pommes de cajou.
D’un coût de réalisation d’environ 6,65 milliards de FCFA, l’unité, une fois opérationnelle, transformera au moins deux (02) millions de tonnes de pommes de cajou par an. C’est une opportunité d’emplois car ce sont 112 emplois permanents au niveau local et 1050 emplois non permanents qu’elle va ainsi va générer.
Une stratégie pour la collecte des pommes des cajou
Selon le directeur général du Conseil Burkinabè des Filières Agropastorales et Halieutiques, le choix de Peni pour la réalisation de l’unité de transformation de la pomme de cajou n’est pas fortuit.

C’est, dit-il, un choix stratégique. En effet, cette localité est située au cœur des principales zones de production d’anacarde notamment Bobo-Dioulasso, Banfora et Orodara. Cela va, à n’en point douter, faciliter l’approvisionnement de l’unité en matière première.
D’ores et déjà, Ouimbié Clément Attiou rassure quant à l’approvisionnement de l’usine en pommes de cajou. « Nous allons mettre en place des Coopératives de collecte avec des femmes qui vont collecter les pommes avec les producteurs à un prix rémunéré. Et pour cela, l’unité injectera chaque année 500 millions de FCFA pour l’achat de la matière première », précise-t-il.
Abdoulaye Tiénon
tienonabdoulaye@yahoo.fr




