Le Comité technique de délivrance de la carte de presse et du laissez-passer a initié, le jeudi 26 mars 2026 à Bobo-Dioulasso, une session de formation au profit de ses membres et de ses points focaux.
L’objectif de cette session est d’outiller davantage ces acteurs afin de renforcer l’image de la carte de presse et de la rendre plus attractive.
Renforcer les compétences des acteurs
Qui a droit à la carte de presse ? Quelles sont les sanctions en cas de manquement ? Comment traiter les dossiers et faciliter l’accessibilité tout en restant vigilant quant aux conditions d’attribution de la carte de presse et du laissez-passer ? Ce sont, entre autres, les principales préoccupations autour desquelles les acteurs en charge de la délivrance de ces documents ont échangé.

Président du Comité technique de délivrance de la carte de presse et du laissez-passer, Marcus Kouaman a souligné le bien-fondé de cette session.
« La carte de presse atteste du caractère professionnel du journaliste. Et le journaliste professionnel est celui qui fait du journalisme son activité principale. Il est donc nécessaire de mieux outiller ceux qui sont chargés de la délivrance de cette carte », a-t-il indiqué.
Convaincu de l’importance de cette formation, il a invité les bénéficiaires à faire preuve d’assiduité et à privilégier des échanges francs. « J’invite les participants à s’approprier le langage des textes afin de mieux comprendre la réglementation relative à la délivrance de la carte de presse et du laissez-passer. Cela leur permettra d’acquérir les compétences nécessaires à l’exercice de leurs fonctions », a-t-il exhorté.
Le journalisme aux journalistes….
Présent à la cérémonie d’ouverture de la session, le secrétaire général du ministère en charge de la Communication, Fidèle Tamini, a replacé l’atelier dans son contexte.

« La mutation vers le numérique a entraîné une diversification sans précédent des canaux d’information. Elle a également engendré une confusion des statuts et des rôles des acteurs de l’information, fragilisant ainsi la crédibilité du métier de journaliste. Il est donc impératif de réaffirmer les fondements de la profession dans un contexte marqué par des enjeux sécuritaires et communicationnels. L’identification claire des professionnels des médias devient une exigence de souveraineté nationale », a-t-il expliqué.
Directeur régional de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Guiriko, Boukary Malgoubri a salué le choix de Bobo-Dioulasso pour abriter cette formation. « C’est un réel plaisir d’accueillir cette formation dans la région du Guiriko. Ce choix témoigne de la rigueur et du dynamisme reconnus des acteurs des médias de la région », a-t-il affirmé.
Cette formation s’inscrit dans une dynamique d’assainissement du secteur des médias, dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et informationnels croissants.
Serge Palm et Jean Baptiste Ye (Stagiaires) Ouest Info




