L’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives du Burkina Faso (ITIE-BF) a organisé, dans la matinée de ce mardi 07 avril 2026 à Houndé dans la province du Tuy, un atelier pour informer les populations de sur le contenu de son rapport 2024.
L’objectif de cet atelier est de disséminer ce rapport afin que ses parties prenantes puissent être sur la même longueur d’onde que les acteurs directs des industries extractives au Burkina Faso.
635 milliards FCFA pour le budget de l’État en 2024
635 milliards de FCFA. C’est ce que les industries extractives ont apporté au budget de l’État en 2024. Cela constitue plus de 15 % du budget national et environ 75 % des exportations du pays pour la même période. Ces statistiques sont de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives du Burkina Faso (ITIE-BF).

En effet, la structure est engagée dans une campagne de dissémination de son dernier rapport, celui de 2024. Face aux populations de Houndé, l’ITIE-BF est revenue en détail sur le contenu de ce rapport riche en données économiques. Après une série de communications sur le document, des échanges à bâtons rompus ont permis aux participants à l’atelier de mieux comprendre la portée stratégique du secteur minier au Burkina Faso.
Les populations de Houndé se sont ainsi familiarisées avec le contenu local dans le secteur minier, son apport à l’économie nationale ainsi que le rôle de la Société nationale des substances précieuses (SONASP).
Houndé Gold Operation, 2è contributeur
Un point d’honneur a été mis sur la contribution de la société Houndé Gold Operation (HGO) à l’économie nationale et locale. Cette société minière a été présentée comme un bon exemple en matière de paiement de taxes et impôts, mais aussi d’assumation de sa responsabilité sociale.
Cette société est placée en deuxième position en termes de contribution au budget de l’État. Pour l’année 2024, elle a contribué à plus de 90 milliards de FCFA aux caisses de l’État. Pour les taxes et impôts locaux, HGO a payé plus de 130 millions de FCFA.

Et, en termes de contribution volontaire au développement local, cette société minière a investi plus d’un milliard de FCFA pour la seule année 2024.
Sur le plan du contenu local, la société est un bon élève. La restauration de HGO est, par exemple, assurée par sept prestataires locaux. Des statistiques que des représentants des populations locales ont corroborées à travers des témoignages sur l’impact positif des actions de HGO.
Une campagne nationale de dissémination
Éric Wilfrid Yirin Zouré est le secrétaire permanent de l’ITIE-BF. Pour lui, cet atelier s’inscrit dans le cadre d’une campagne nationale de dissémination du rapport 2024 de l’ITIE-BF. Elle permettra, dit-il, d’informer la population de Houndé sur les grandes innovations intervenues dans le secteur extractif au Burkina Faso.

C’est aussi une manière pour l’ITIE-BF de sensibiliser la population sur la gestion du secteur extractif afin de susciter le débat public en vue de recueillir ses préoccupations.
« Cet exercice est important pour nous car le secteur extractif occupe une place centrale dans l’économie du Burkina Faso. Ce secteur, à lui seul, a contribué à 15 % au PIB et 75 % des exportations du pays. Ce qui n’est pas à négliger », laisse entendre le secrétaire permanent de l’ITIE-BF.
Éric Wilfrid Yirin Zouré n’a pas manqué de préciser que ces résultats sont les fruits des réformes opérées dans le secteur minier, notamment la relecture du code minier et la création de la Société nationale des substances précieuses (SONASP).
Une initiative saluée par les autorités locales
Premier vice-président de la délégation spéciale de la commune de Houndé, Bani Nazi a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier. Pour lui, cette initiative est à apprécier à sa juste valeur car, souligne-t-il, elle va permettre de lever les équivoques dans la compréhension des populations par rapport à la gestion du secteur minier.

Il a promis, au nom de la délégation spéciale, de sensibiliser la population afin qu’elle s’approprie le rapport de l’ITIE-BF pour une meilleure connaissance du secteur minier. Bani Nazi a, par ailleurs, souhaité que ce genre d’ateliers se multiplient afin de rendre davantage inclusive la gestion du secteur des industries extractives au Burkina Faso.
Il faut noter que cette campagne de dissémination du rapport 2024 de l’ITIE-BF va toucher toutes les localités du Burkina Faso. Le document a été traduit en sept langues nationales pour faciliter la compréhension à tous les citoyens du Burkina Faso.
Abdoulaye Tiénon/Ouest Info
tienonabdoulaye@yahoo.fr




