Dans le cadre de la célébration du jubilé d’or de l’Institut du Développement Rural (IDR) de l’Université Nazi Boni, les responsables et enseignants-chercheurs de l’institut ont animé un panel, le samedi 28 mars 2026, à la Maison de la Culture de Bobo-Dioulasso. Cette rencontre visait à présenter les ambitions de l’IDR à l’horizon 2050 en matière de formation, de recherche et de débouchés professionnels.
L’ambition de faire de l’Institut du Développement Rural (IDR) une université autonome a été au cœur des échanges lors de ce panel, organisé avec des retraités, anciens étudiants, enseignants-chercheurs et apprenants de l’institut.

Pour Martin Bienvenue Somda, enseignant-chercheur à l’IDR, cette ambition ouvre de nouvelles perspectives. « Avec cette université, nous allons œuvrer à la mise en place d’un centre de recherche, d’expérimentation et d’application, permettant aux apprenants de mettre en pratique les connaissances acquises. Cela favorisera également la création d’incubateurs pour soutenir le développement rural », a-t-il expliqué.
Il s’agira ainsi de bâtir une institution autonome, appuyée par des partenaires, afin d’offrir une formation de qualité orientée vers le développement rural.
Une vision saluée, mais perfectible
La vision portée par l’Institut du Développement Rural (IDR) trouve un écho favorable auprès des acteurs, qui y voient une avancée majeure pour une formation davantage orientée vers le développement rural.

Fatimata Saba, chercheure agro-pédologue à l’INERA de Farako-Ba, salue cette dynamique tout en suggérant des ajustements pour en renforcer l’impact : « J’apprécie beaucoup cette vision de l’IDR. Ce qui pourrait la rendre plus efficace serait la réadaptation du nouveau curriculum aux besoins du marché. Cela permettrait de former, au niveau de l’IDR, des professionnels capables d’impacter positivement leur environnement et d’être compétitifs sur le marché », suggère-t-elle.

À travers cette ambition d’autonomisation, l’Institut du Développement Rural (IDR) entend se positionner comme un acteur clé de la formation et de la recherche, au service d’un développement rural durable, adapté aux réalités du nouvel environnement agroécologique.
Ackim Traoré / Ouest Info




