À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la section de Bobo-Dioulasso, de l’Association des Fonctionnaires Féminins de la Police Nationale du Burkina Faso (AFFPN-BF), a organisé un cadre d’échanges au profit de ses membres dans la matinée du dimanche 08 mars 2026.
L’objectif de cette rencontre est de renforcer les capacités des participantes, de promouvoir la solidarité entre policières et de favoriser leur épanouissement personnel et professionnel.
L’équilibre entre métier et vie de famille au cœur des échanges
« Être femme et policière : concilier exigences professionnelles, vie familiale et bien-être psychologique ». C’est sous ce thème que les femmes policières de la section Bobo-Dioulasso de l’association ont célébré la journée du 8 mars à travers ce cadre d’échanges.

Selon Laure Sawadogo, capitaine de police et point focal de l’AFFPN-BF/section Bobo-Dioulasso, cette rencontre constitue un moment privilégié de réflexion et d’engagement en faveur de la promotion des droits des femmes ainsi que de leur rôle dans la construction d’une société plus juste et équilibrée.
Elle souligne que, dans un contexte sécuritaire de plus en plus exigeant, les responsabilités professionnelles peuvent générer stress, pression et fatigue psychologique. « Cette activité se veut un espace d’échanges et de sensibilisation afin de renforcer nos capacités, préserver notre santé mentale, mieux gérer le stress et développer la résilience nécessaire pour accomplir efficacement nos missions », a-t-elle indiqué.

Elle estime par ailleurs que les enseignements tirés de cette rencontre contribueront à renforcer l’équilibre personnel et professionnel des participantes. « Une femme policière épanouie, confiante et psychologiquement équilibrée est un atout précieux pour l’institution et pour la sécurité de notre pays », a-t-elle ajouté.
La contribution des femmes saluée
Présent à la rencontre, Aboubacary Siribié, Directeur provincial de la Police nationale du Houet, représentant le Directeur régional de la Police nationale du Guiriko, a salué l’initiative de l’association.

Il a également mis en avant l’importance de la contribution des femmes au sein de la Police nationale. « Aujourd’hui, la place de la femme dans la Police nationale n’est plus à démontrer. Nos femmes policières sont présentes sur le terrain et participent, au même titre que les hommes, à la quête de la paix dans notre pays », a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs rappelé que la dynamique actuelle des autorités burkinabè vise davantage à privilégier des cadres de réflexion et d’échanges plutôt que les festivités habituelles pour la célébration du 8 mars.

Modérateur, Pinguédwindé Henri Joël Soubeiga, commissaire principal de police et psychologue clinicien, a indiqué que cette initiative vise à attirer l’attention des femmes policières sur plusieurs thématiques importantes dont la conciliation entre les exigences professionnelles et la vie familiale, des réalités du métier de policière, ainsi que des approches psychologiques et sociale
Abdoulaye Konkombo, Jean Baptiste Yé & Adama Zongo/Ouest Info (stagiaires)




