L’Union nationale des mini-laiteries et des producteurs de lait du Burkina (UMPL/B), en collaboration avec la Confédération paysanne du Faso (CPF), organise, du 29 au 30 juillet 2026 à Bobo-Dioulasso, un atelier de dialogue institutionnel, de mise en relation et d’appropriation des mécanismes d’accès des laiteries locales aux marchés institutionnels.
L’objectif de cet atelier est de plaider auprès des autorités pour une meilleure prise en compte du lait local dans les achats institutionnels, notamment pour l’approvisionnement des cantines scolaires. Les acteurs de la filière souhaitent renforcer leurs relations avec les responsables régionaux afin de faciliter l’accès des producteurs et transformateurs locaux à ces marchés.

Selon Ibrahim Diallo, président de l’UMPL/B, cette rencontre constitue une occasion de sensibiliser les autorités à la qualité du lait produit localement et au professionnalisme des acteurs de la filière.
« Nous voulons rassurer les autorités sur la qualité du lait local et sur le professionnalisme de nos acteurs, qui n’ont rien à envier aux produits importés. Nous voulons également rassurer les consommateurs quant à la qualité de nos produits laitiers », a-t-il déclaré.
Réduire la dépendance aux produits importés
Le président de l’UMPL/B a également exprimé le souhait de voir le marché burkinabè moins dépendant des produits laitiers importés, notamment du lait en poudre. Il a invité les populations à faire confiance aux produits locaux et à les consommer afin de soutenir les producteurs et les transformateurs burkinabè.

Pour Laurent Domboué, président du conseil d’administration de la Confédération paysanne du Faso, l’initiative est salutaire. Elle permet aux différents acteurs d’échanger sur les défis auxquels est confrontée la filière lait et de formuler des propositions en vue d’une meilleure intégration des producteurs locaux dans les marchés publics.
Les autorités régionales se disent ouvertes au plaidoyer

Représentant le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Aminata Bondé, responsable du développement économique au sein du Conseil régional des Hauts-Bassins, a réaffirmé la disponibilité de l’institution à accompagner les acteurs du monde rural, en particulier ceux de la filière lait.
« Nous restons ouverts à les accompagner. Nous mettrons l’accent sur le plaidoyer auprès des acteurs chargés de la gestion des cantines scolaires. Ce plaidoyer sera mené auprès des responsables des établissements scolaires afin de favoriser une prise en compte effective des producteurs de lait local », a-t-elle indiqué.

En attendant, les acteurs de la filière entendent renforcer le dialogue avec les institutions et créer davantage d’opportunités pour les produits laitiers locaux sur les marchés institutionnels.
Créée en 2007, l’Union nationale des mini-laiteries et des producteurs de lait du Burkina œuvre pour la promotion et le bien-être des acteurs locaux de la filière lait.
Ali Djibey (stagiaire)/Ouest Info




