La direction régionale de la Police nationale du Guiriko a animé une conférence de presse dans la matinée de ce lundi 5 octobre 2026. Au cœur de cette conférence, le bilan de 96 heures de l’opération « Bouclier-tête » dans la région du Guiriko.
2 866 usagers contrôlés pour non-port du casque, dont 2 001 verbalisés sur place, 855 engins saisis et mis en fourrière, 11 engins saisis et mis en fourrière pour d’autres motifs en plus du non-port du casque et 6 012 000 F CFA d’amendes forfaitaires dressées. C’est le bilan de l’opération « Bouclier-tête » du 1er au 4 octobre 2026 dans la région du Guiriko, dressé en conférence de presse par les autorités régionales de la Police nationale.
Principal conférencier du jour, Aboubakary Siribié, directeur provincial de la Police nationale du Houet, a souligné que l’opération se poursuit jusqu’à ce que tous les usagers d’engins à deux roues se conforment à la mesure du port obligatoire du casque dans le Guiriko. Il précise qu’à l’heure actuelle, le port du casque est respecté à 98 % dans la région.

Pour lui, la répression est une mesure de protection des usagers d’engins à deux roues. Pour ce faire, il a invité l’ensemble des citoyens de la région, et partant de tout le Burkina Faso, à intégrer le port du casque dans leur comportement de tous les jours.
Le directeur provincial de la Police nationale du Houet a toutefois mis en garde les usagers qui accrochent leurs casques à leurs motos pour circuler au lieu de les porter. « Le ministre de la Sécurité l’a dit au lancement de la phase de répression ici à Bobo. Accrocher son casque à sa moto pour circuler sans le porter est une défiance à l’autorité. C’est à la limite de la provocation. Dans les jours à venir, ces gens seront non seulement verbalisés, mais iront travailler à Faso Mêbo », a-t-il prévenu.
Du reste, le directeur provincial de la Police nationale a invité les parents qui conduisent leurs enfants à l’école à les munir de casques, car la phase de sensibilisation a pris fin. La machine de la répression est en marche et c’est tolérance zéro pour tous les contrevenants, à quelques rares exceptions dictées par des raisons sanitaires dûment établies.
Abdoulaye Tiénon/Ouest Info
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