À l’occasion de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), le Village des communautés accueille non seulement des communautés nationales, mais aussi des ressortissants de plusieurs pays de la sous-région, notamment du Bénin, du Nigeria et de la Côte d’Ivoire. Une illustration concrète du pouvoir fédérateur de la culture.
Dans la matinée du mercredi 29 avril 2026, une équipe de Ouest Info s’est rendue sur le site pour rencontrer des exposants venus de ces trois pays.
Une hospitalité saluée par les exposants ivoiriens
Assise dans son stand, le regard serein, elle répond à notre salutation avec un accent ivoirien. Elle, c’est Valérie Ameyero, ressortissante de la Côte d’Ivoire vivant au Burkina Faso. Elle se dit satisfaite de cette édition, tant au niveau de la clientèle que de l’organisation et de l’accueil. « Tout se passe très bien, même mieux que lors des précédentes éditions », confie-t-elle.

Évoquant son accueil sur le site, elle se montre également très positive. Elle précise avoir été accueillie, elle et ses compatriotes, avec égards et considération. « À aucun moment, je ne me suis sentie étrangère ou stigmatisée. Au contraire, les clients ne cessent de me dire que la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont des pays frères », déclare-t-elle
Au-delà des tensions politiques, des peuples unis
Pour l’exposante d’origine ivoirienne, les relations entre les peuples ne doivent pas être affectées par les tensions politiques.
« Nous ne devons pas laisser la politique nous diviser. Nous sommes des frères. Depuis la Côte d’Ivoire, j’avais déjà des amis burkinabè. En m’installant ici, je ne me suis pas sentie étrangère. Les Burkinabè sont accueillants. Je n’ai jamais eu de problème avec eux », apprécie-t-elle.
Des exposants nigérians et béninois également satisfaits
À l’instar des exposants ivoiriens, des ressortissants du Nigeria et du Bénin sont également présents au Village des communautés de la SNC Bobo 2026. Tous expriment leur satisfaction et leur gratitude envers le peuple burkinabè pour l’accueil chaleureux qui leur a été réservé, malgré les difficultés politiques.

Mouslimat Aweni Iyabo, ressortissante du Nigeria, est venue exposer des produits de pharmacopée traditionnelle. Elle partage le même enthousiasme que ses collègues quant à l’hospitalité dont ils bénéficient. « Tout se passe très bien. Je ne rencontre aucune difficulté », affirme-t-elle.
Elle estime que le Village des communautés mérite d’être davantage valorisé, car il favorise les échanges et renforce les liens entre les peuples africains, au-delà des considérations politiques.
La culture, un facteur d’unité
La Semaine nationale de la culture apparaît ainsi comme un véritable espace de communion et de fraternité, où les peuples et leurs différentes communautés se retrouvent unis autour d’un facteur commun : la culture.
Ali Djibey et Ouedraogo Aminata (Stagiaires)/Ouest Info




