Le gouvernement burkinabè entend repositionner l’Université Nazi Boni (UNB) comme un pôle stratégique au service du développement rural et technique. C’est ce qu’a indiqué le lundi 23 février 2026 par le ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Adjima Thiombiano lors de ses échanges avec les acteurs de cette université.
Selon le ministre, la nouvelle carte universitaire vise à spécialiser les universités et centres universitaires du pays.
Dans cette dynamique, l’Université Nazi Boni devra concentrer ses offres de formation dans les domaines ruraux et techniques.
« L’UNB doit être un pôle d’excellence dans le monde rural », a-t-il affirmé, précisant que les formations de pointe concerneront notamment l’agriculture, l’élevage, la médecine vétérinaire et la santé.
Un institut d’élevage est d’ailleurs en cours de création et sera rattaché à l’université. Deux filières professionnelles et techniques seront ouvertes pour accueillir les nouveaux bacheliers.
Priorité à la formation professionnelle
Conformément à la vision du Ibrahim Traore selon lui, l’objectif est d’orienter davantage les jeunes vers des formations techniques et professionnelles.
Pour le Pr Thiombiano, il s’agit de permettre à chaque étudiant de développer des compétences directement exploitables sur le marché du travail, favorisant ainsi son insertion socioprofessionnelle et son épanouissement.
Un système LMD adapté aux réalités nationales
Le ministre a également annoncé une contextualisation du système LMD afin de mieux l’adapter aux réalités burkinabè.
L’ambition est claire : faire en sorte qu’une licence ne soit plus perçue comme un simple diplôme, mais comme un véritable outil d’orientation professionnelle, permettant au diplômé de savoir précisément dans quel secteur s’insérer.
Créée en 1995, l’université Nazi Boni (UNB), autrefois appelée université polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB), est située à Bobo-Dioulasso dans la capitale économique du Burkina Faso.
Ouest Info




