Les motocyclettes de types scooters semblent être des engins prisés à Bobo-Dioulasso comme partout ailleurs au Burkina. Depuis un certain temps ces engins à deux roues automatiques dament le pion aux autres types malgré leurs coûts élevés. En circulation, ces motos sont innombrables surtout les femmes qui en font un effet de mode. Les raisons de la ruée sur ces engins dans un reportage réalisé par une équipe de Ouest Info ce jeudi 09 août 2023.
A Bobo-Dioulasso, il n’est rare de rencontrer en circulation une moto de type Scooter. Ces engins automatiques semblent voler la vedette à tous les autres types de motos. Au contact de ses possesseurs, diverses raisons sont avancées sur son choix comme moyen de déplacement. Si pour les uns, ce type d’engin est plus utilitaire, d’autres par contre la possède par effet de mode.
Elisa Ouédraogo, est une fane des motos scooters. Pour elle, posséder un scooter c’est être à la mode et c’est moins fatiguant. « Je suis fane des grosses motos scooters parce que quand tu as une moto scooter de ce genre tu ne passes pas inaperçue. Quand tu te sapes et monte sur un scooter, si tu passes tout le monde se retourne pour te regarder. En plus c’est une moto qui ne fatigue pas quand on la roule. On n’a pas besoin de mettre la vitesse comme les motos simples », explique-t-elle le sens de son goût prononcé pour les motos automatiques communément appelées scooters.
Anick Palm est aussi propriétaire d’une moto scooter. Bien que ce ne soit pas son choix initial, elle apprécie le confort que lui procure sa moto. « Mon scooter était une surprise de mon mari. Si je devais choisir j’aurais préféré une moto 115 Fine. Mais j’aime bien la moto scooter parce qu’elle est facile à conduire », avoue-t-elle.
L’effet de mode et le goût du luxe ne sont pas les seules raisons de posséder un scooter. Contrairement à Elisa, d’autres l’utilisent pour le travail. En effet, au vu de la capacité de son coffre, elle peut contenir beaucoup de marchandises. Aussi du fait de son gros cylindre, cette moto permet de transporter de lourdes charges.
Djéneba Sanou est une vendeuse de poisson au marché central de Bobo-Dioulasso. Pour elle, une moto scooter, c’est un moyen de déplacement comme les autres engins. Mais elle la préfère parce qu’elle peut y mettre ses condiments quand elle va faire le marché. En plus de cela, elle transporte facilement beaucoup plus de cartons de poissons qu’elle vend « J’ai ma moto scooter, ça fait 02 ans maintenant. Elle me soulage quand je vais au marché pour payer les condiments. La plupart de mes achats vont au coffre et je circule librement. Aussi depuis que j’ai cette moto, je pars transporter moi-même mes cartons de poissons. Avant, avec ma petite moto Sirius je prenais peu de cartons. J’étais souvent obligé d’appeler un tricycle. Avec la scooter tout est devenu plus facile », explique-t-elle les raisons de sa préférence de la moto scooter par rapport aux autres engins à deux roues.
Cet engin qui s’est imposé aux Burkinabè et aux Bobolais en particulier, n’est pas que l’apanage de la gent féminine. La moto scooter est de plus en plus convoitée par les hommes.
Ibrahim Ouattara, aime la moto scooter du fait de son confort, de sa facilité à conduire et par le fait qu’il soit luxueux. Pour lui, le choix de cette moto s’explique surtout par le fait qu’elle soit automatique comme son véhicule. « J’ai choisi la moto scooter parce que je voulais une moto automatique comme ma voiture. J’aime cette moto du fait de son confort car pas besoin de mettre de vitesses », nous confie-t-il.
En plus de Ibrahim, Alidou, est aussi un fan des scooters. Il trouve que de nos jours c’est la moto la plus aimée chez les femmes. Il en profite donc pour charmer les jeunes filles qu’elle attire. « Comme les jeunes filles là sont fans des scooters, moi aussi j’en profite pour les draguer beaucoup. Quand tu remorques ta copine sur une scooter, mêmes ses amies l’envient et veulent aussi avoir des gars qui ont scooters », nous raconte-t-il ce boucher possesseur d’une moto scooter.
Les motos scooters se vendent entre 875 000 fcfa et 1 650 000 fcfa
Après les échanges avec les possesseurs des motos scooters, nous sommes rendus chez quelques vendeurs de motos dans la ville de Bobo-Dioulasso. Aux renseignements sur les prix, ils nous apprennent que les prix des motos scooters de qualité vont de 875 000 fcfa à 1 650 000 fcfa. Entre autres, on a la Yamaha MIO 125 qui coûte 875.000f), la Yamaha Aerox à 1.450.000fcfa, la Honda AIR Blade à 1.650.000 fcfa. Malgré ces prix relativement élevés dans un contexte de crise socio-économique, les commerçants nous confient que ces engins sont ceux qu’ils vendent le plus depuis une certaine période. Et les femmes sont selon leurs dires leurs meilleurs clients dans la vente de ces motos scooters.
De plus en plus privilégiées, les motos scooters sont en passe de devenir les reines des engins à deux roues. Cependant l’entretien mécanique de ces engins reste une difficulté majeure pour leurs détenteurs car les spécialistes se font encore rares.
Adjara Djamilatou Coulibaly et Sita Guitti/ Stagiaires




