Un commerçant surnommé ici « Ablo » se trouve dans les filets de la justice. Le parquet lui reproche d’avoir accordé des prêts à des gens moyennant un taux usurier de 40% au remboursement.
Et dans les mêmes circonstances, il a utilisé cet argent pour injecter dans ses affaires de commerce de céréales. En clair, « Ablo » est un commerçant de renommé à Sarfalao.
Il se trouve que des gens qui sont en difficultés financières l’approche pour emprunter de l’argent.
Que fait-il ? Il remet l’argent à la personne et fixe un taux sur le montant lors du remboursement. Par exemple, il a remis 50.000 f à un monsieur et lui fait savoir qu’il doit rembourser avec un taux de 40% des 50.000 f.
La pratique était devenue récurrente parce qu’il l’a fait pendant au moins 3 ans. Après cela, le procureur a reçu les plaintes de ce que « Ablo » faisait. Il a demandé à la police d’ouvrir une enquête pour retrouver l’auteur des faits.
Une perquisition effectuée par la police au lieu de travail de « Ablo » a permis de retrouver des cartes bancaires, des chéquiers et des cartes d’identités des gens qui empruntaient de l’argent avec lui.
Devant les juges, « Ablo » a reconnu les faits mais dit qu’il ignorait que ces faits sont interdits par la loi burkinabè.
Après les interrogatoires du tribunal, le procureur du Faso estime que ces faits sont constitutifs d’infractions de l’usure et de blanchiment de capitaux.
Pour la peine, le procureur demande qu’il soit condamné à 3 ans avec sursis et une amende de 4 140 000 F CFA ferme. La décision sera connue le 15 mai prochain.




