L’association Déni Démè, en marge de la 23ème édition de Fitini Show, a organisé, en partenariat avec l’Unicef, un atelier de formation autour de thématiques en lien avec les droits des enfants. Après 72 heures de travaux, l’atelier a refermé ses portes dans l’après-midi du jeudi 28 juillet 2022 à Bobo-Dioulasso.
« Ne m’appelez pas madame avant 18 ans ». C’est le thème de l’édition 2022 de Fitini Show. A travers ce thème, l’association Déni Démè veut apporter sa contribution à la lutte contre les violences faites aux enfants, notamment le mariage précoce qui du reste, a la peau dure au pays des Hommes intègres.
Outre les messages qui seront véhiculés à travers les différentes prestations, l’association a décidé de renforcer les capacités des acteurs intervenants dans la lutte contre les violences faites aux enfants.
C’est ainsi qu’avec l’accompagnement de l’Unicef, elle a organisé cet atelier au profit d’enseignants, d’associations, de parents, d’encadreurs et bien d’autres.
Trois (03) jours durant, les participants ont pu selon eux, renforcer et approfondir leurs connaissances en matière des droits de l’enfant à travers cinq (05) thématiques qui ont été développés à savoir les violences basées sur le genre, l’exploitation et les abus sexuels, les mariages forcé et précoce, les enregistrements de naissance et, les Tics et l’éducation sexuelle.
Désormais outillés, les participants se sont engagés à sensibiliser les populations sur les dangers de ces fléaux.
C’est du reste ce que l’Unicef attend d’eux selon son administrateur de programme protection de l’enfant. « Les attentes de l’Unicef sont énormes et nous espérons que cette formation a pu apporter quelque chose aux connaissances des différents acteurs. La principale attente est que ces acteurs puissent répercuter ces connaissances dans leurs milieux respectifs. Qu’ils puissent informer et sensibiliser autour d’eux afin de mobiliser le consensus communautaire autour de la lutte contre les violences faites aux enfants » a-t-il signifié.
Tout comme l’Unicef, Déni Démè entend aussi de la cinquantaine de participants qu’ils soient « des ambassadeurs » de la promotion des droits de l’enfant.
Après cette formation, l’association entend, avec les participants, poursuivre les actions à travers des plaidoyers auprès du parlement, des autorités coutumières et religieuses, des parents pour plus d’actions en faveur de la lutte contre le phénomène.
Jak




