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Recrutement sur mesures nouvelles de technologistes biomédicaux en 2021 : Des admissibles recalés dénoncent une injustice

Des admissibles au concours de recrutement sur mesures nouvelles de technologistes biomédicaux de 2021 étaient face à la presse à Bobo-Dioulasso ce samedi matin du 25 mars 2023. Objectif, exprimer leur mécontentement face à ce qu’ils appellent une « injustice » à leur égard dans la proclamation des résultats définitifs du concours auquel ils disent avoir pris part.

66. C’est le nombre de candidats admissibles recalés au concours de recrutement sur mesures nouvelles de technologistes biomédicaux en 2021. La principale raison avancée est la non-conformité de leurs diplômes au profil souhaité par les organisateurs du concours. Or certains des diplômes refusés auraient été acceptés au même concours les années précédentes.

C’est du moins ce que l’on peut retenir des dénonciations des candidats recalés au concours de recrutement sur mesures nouvelles de technologistes biomédicaux.

Engagés dans une bataille judiciaire contre l’Agence générale de recrutement de l’Etat (AGRE), ces candidats admissibles recalés estiment avoir été lésés car ils ne comprennent toujours pas leur inadmissibilité fondamentalement basée sur la non-conformité de diplôme dont certains de leurs aînés ont utilisé pour accéder aux mêmes postes à la fonction publique et dans les mêmes conditions.

Pour les conférenciers du jour, leur recours à la justice leur a permis de remporter un procès contre l’AGRE. En appel devant le conseil d’Etat, la décision des tribunaux administratifs de Ouaga été Bobo sont confirmés. Malgré, cela, déplorent-ils, l’Etat poursuit le processus d’intégration des admis à la fonction publique quand bien même que la justice a ordonné la suspension du processus. Porte-parole des candidats recalés, Ousmane Mariko fait savoir que toutes les tentatives de comprendre ce qui est reproché à leurs diplômes sont restées vaines du côté du ministère de la fonction publique.

Tournés vers leurs universités d’origine, les responsables de ces universités confirment l’équivalence de leurs diplômes au diplôme de Licence en biologie médicale souhaité pour le concours et ce, après s’être mieux imprégnés de la situation auprès du ministère de la fonction publique.

Par ailleurs, Ousmane Mariko précise que la Licence en biologie médicale telle que dénommée n’existe pas encore comme spécialité dans une université au Burkina Faso. De plus, les conférenciers dénoncent le fait que leur cas n’ait pas été traité par la commission d’équivalence des diplômes.

Pour ce faire, ils souhaitent avoir des éclaircissements sur leur situation car ils disent ne toujours pas comprendre ce qui se passe en réalité. Si le flou persiste, ils craignent que leurs cadets de formations universitaires subissent le même sort. « Nous ne menons pas ce combat pour nous seulement. Ce combat est aussi celui des cadets car si nous nous laissons brimer de la sorte, ces derniers subiront aussi la même chose. On ne peut pas comprendre que l’Etat forme des étudiants dans des domaines et ce même Etat les recale à un concours pour un diplôme qui n’existe pas », s’indignent Ousmane Mariko et ses camarades soutenus dans leur lutte par leurs cadets qui sont encore à l’université.

Face à l’ambiguïté de la situation, les conférenciers ont souhaité que le président du Faso se saisisse lui-même de l’affaire pour qu’ils se « sentent aussi burkinabè » car précisent-ils, il y a trop d’irrégularités autour de ce recrutement de technologistes biomédicaux de 2021.

« Nous ne demandons qu’à être établis dans nos droits. Comment un candidat peut être 4ème sur une liste d’admissibilité par ordre de mérite pour 150 postes et être recalés pour des raisons qui ne sont pas valables. On veut voir clair dans cette affaire. Nous avons foi que les autorités actuelles sont mieux placées pour nous rendre justice car certaines d’entre elles ont passé des décennies à défendre l’égalité de chance et à combattre l’injustice dans ce pays », fondent-ils leur espoir sur les autorités de la transition pour un dénouement heureux de leur situation.

Abdoulaye Tiénon

La rédaction
La rédaction
Ouest Info est un média en ligne basé à Bobo-Dioulasso dans la région de l’Ouest du Burkina Faso.

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