La section du Houet, du Syndicat National des Travailleurs de l’Education de Base (SYNATEB/Houet) a tenu, ce jeudi 10 août 2023 à Bobo-Dioulasso, une assemblée générale.
A l’origine, cette assemblée générale avait pour objectif de faire aux militants à la base, le point du conseil syndical tenu le 27 juillet 2023 à Ouagadougou. « Nous avons pris part au conseil syndical de notre structure le 27 juillet dernier à Ouagadougou. Il était donc de bon ton pour nous de réunir les militants à la base pour leur faire le compte rendu de cette rencontre » a indiqué Djébonété Somé, secrétaire général du SYNATEB/Houet.
A Ouagadougou, il a été question selon lui, du bilan des activités du bureau national. Duquel bilan, les forces et faiblesses ont été dégagées. « Des résolutions ont aussi été prises pour la tenue effective du 9ème congrès de notre syndicat », a-t-il informé les militants.
Le remboursement des coupures pour faits de grèves s’invite dans les débats
L’occasion faisant le larron, les militants du SYNATEB/Houet ont mis à profit cette assemblée générale pour échanger autour des questions préoccupantes notamment l’annonce du gouvernement de procéder au remboursement des coupures effectuées chez des enseignants pour faits de grèves « car ne respectant aucune logique ».

Cette décision du gouvernement du MPSR 1, consolidée par le gouvernement Kyelem qui avait été applaudie par les concernés, tarde à se concrétiser selon le SG du SYNATEB/Houet. « Cette décision, nous l’avons tous applaudit. Mais jusque-là, plusieurs d’entre nous sont toujours dans l’entente », regrette-t-il avant d’indiquer que « ça commence à grogner dans les écoles ».
Outre cette situation, il y a aussi la question du reclassement des enseignants admis en A3 qui traine selon les participants à l’AG. Ce qui pourrait selon eux, compromettre la rentrée des classes qui profile à l’horizon. « Si toutes ces questions ne sont pas réglées avant la rentrée des classes, celle-ci pourrait être compromise », prévient le SG.
Pour le SG du SYNATEB/Houet, une bombe attendrait la rentrée prochaine des classes. Au gouvernement donc selon lui, de la désamorcer en répondant favorablement aux préoccupations des enseignants.
Madi/Ouest Info




